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L’institut de danse Lynn William Rouzier célèbre ses 50 ans

L’institut de danse Lynn William Rouzier célèbre ses 50 ans



Une scène de Paquita. / Photo : Mortimer

 

L’Institut de danse Lynn William Rouzier célèbre cette année ses cinquante ans d’existence. Pour marquer l’événement, une soirée de gala est organisée sur la scène de Karibe Convention Center le samedi 21 mai 2016. Le ballet mythique de Marius Petipa : « La bayadère », l’un des ballets les plus connus du monde, est adaptée et mise en scène par Lynn et Marynn Rouzier  avec la participation des danseurs et danseuses de cette école.

Dans le cadre de ses cinquante ans d’existence, le journal Le National a rendu visite à l’Institut de danse Lynn William Rouzier. Une atmosphère empreinte de calme et de sérénité régnait dans  les lieux. Lynn William Rouzier  formée tout d’abord par Lavinia Williams puis au Carnegie Hall aux États-Unis d’Amérique a parlé en des termes émouvants de cette soirée.

 « Nous allons fêter ces 50 ans d’existence avec joie, avec protocole et aussi avec l’idée de continuité. Nous allons faire quelque chose de grandiose et réunir dans l’espace de cette soirée, toutes les anciennes et nouvelles danseuses pour faire rêver le public. Nous présentons le quatrième acte de la pièce : “La bayadère”, une œuvre exceptionnelle que les grandes écoles de danse représentent lors des grandes occasions. Et il y aura, du folklore, du hip — hop et du moderne. Ce spectacle, c’est pour représenter l’esprit de notre école durant ses cinquante ans. » 

Tout au long de l’entretien, Lynn William Rouzier est revenue sur l’essentiel de son itinéraire. Elle a évoqué en présence de sa fille Marynn les joies et les émotions que son institution a connues durant ces longues décennies.

 « Mon école de danse est avant tout une grande famille. Les moments de joie s’accompagnent toujours des moments de peine. C’est avec tristesse de voir un danseur, qu’on a formé pendant des années, partir vers des cieux plus cléments. Mais la joie revient bien vite, parce que le lendemain, on se sent heureux de recommencer avec quelqu’un d’autre.  Même quand certains danseurs nous laissent pour aller à l’université ou se marier, ils ne laissent pas vraiment l’école. Ils reviennent souvent au pied de ce  “mapou” que représente l’Institut de danse Lynn William Rouzier. » 

Lynn William Rouzier a profité de cet entretien pour mettre en lumière son parcours.  

« Durant ces 50 ans, j’ai formé pour Haïti et pour le monde des danseurs dont je peux aujourd’hui m’enorgueillir. Par la qualité de mon travail et par l’enthousiasme qui m’a toujours animée, j’ai le sentiment du devoir accompli en regardant mes réalisations. Plusieurs de mes anciens élèves ont ouvert des écoles de danse à l’étranger. Il y a Patrick Grobe qui a ouvert son école de danse en Israël et katia Handal qui a son école de danse au Mexique. Et il y en a d’autres qui sont dans des compétitions aux États-Unis et au Canada. Puis la venue au monde de ma fille Marynn que j’ai formée et qui continue à se perfectionner à l’étranger. Et s’il en est encore besoin de le rappeler, il y avait aussi la présence de mon frère Edmond Bailly qui fut un danseur exceptionnel et qui était présent à mes côtés. Cependant je dois aussi avouer que ma passion pour la danse m’a permis de rencontrer sur mon chemin des gens de bien qui ont cru en moi et qui continuent de me manifester leur confiance. Et l’amour de former une jeunesse vers ce qu’il y a de beau et de bien m’ont permis d’arriver à ces 50 ans et m’ont donné la force d’arriver là où nous sommes actuellement. » 

 «   Et puis tout au long de notre parcours, nous avons invité de grandes personnalités du ballet mondial dans nos spectacles et notre école est reconnue pour avoir enseigné depuis son ouverture la danse classique. Et elle est aussi reconnue pour la diversité et l’excellence de son répertoire. Nous avons déjà représenté les plus grands ballets du monde : «  La belle au bois dormant”, “les  Casse-noisettes”, “Les flammes de Paris”, «  Don Quichotte”, «  Le lac des cygnes”. “Coppelia”, “les sylphides” de Frédéric Chopin sans oublier les ballets haïtiens que j’écris comme “Clairemesine”, “Ogounationago” 

 Tenant compte de ses réalisations et des difficultés qu’elle a endurées, Lynn William Rouzier ne veut pas baisser les bras. Elle veut continuer à mettre ses talents au service de ses élèves.

Perfectionniste par nature, exigeante et à l’écoute des autres, Lynn William Rouzier a construit une école orientée vers la danse classique. Mais, ses élèves, de véritables artistes de la scène se familiarisent avec le hip hop, le moderne, le jazz le folklore etc.

Aujourd’hui, Lynn William Rouzier continue de regarder l’avenir avec sérénité. Grâce à sa fille Marynn, elle a affirmé que la relève est assurée. Depuis 2010, l’Institution de danse Lynn William Rouzier œuvre dans des activités caritatives. Près de 40 enfants issus de milieux défavorisés ont été encadrés dans le domaine de la danse. Puis des spectacles ont été offerts gratuitement au Lycée national de Pétion-ville aux enfants de Solino, Cité Soleil, Pétion-Ville, Kenskoff et Furcy.

Schultz Laurent Junior

La séance d’écoute des compositions de Mass Konpa, a été tortueuse. Certains animateurs présents ont souhaité que l’album « Prensip » ait reçu un bon accueil de la part des auditeurs. Mais le passage à vide du groupe pendant quelques années et le changement de nom ne jouent pas encore en faveur de Mass Konpa.

 

De bonnes et mauvaises critiques de part et d’autre tombent sur les compositions des musiciens Ti Régi de Djakout number 1, Dener Céide et Éric Charles décédé. Selon Djecee, la majorité des compositions sont de Gracia Delva qui attend beaucoup de l’album « Prensip » de Mass Konpa après avoir totalement disparu de la scène musicale.

 

Déjà sur les réseaux sociaux, les commentaires se manifestent. Des fans identifient telle composition par rapport à d’autres en prétendant que tel solo de guitare a été déjà entendu. Un peu trop tôt pour se prononcer.

 

Officiellement, l’album sera en vente le 3 juin dans un concert qui sera organisé au kiosque Occide Jeanty au Champ de Mars, avec la participation des groupes et artistes, dont Barikad Crew et l’invitée spéciale Orlane qui chantera sans doute la composition « Sove lanmou » gravée sur le CD de Mass Konpa.

Walcam

 

« Je viens de prendre le cap

J’ai levé l’ancre pour l’Afrique

De Saint-Marc au Congo

De Jacmel à Tripoli 

C’est ainsi qu’on écrit l’Afrique dans nos veines

La mer pour encre »

 

L’Afrique, continent originel qui même à longue distance transfuse la force à l’exilé séculaire, en écho à l’expérience d’autres grands ancêtres : « Et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n’est pas en nous, mais au-dessus de nous (…) » 

Et c’est bien alors d’une libération, d’un envol et d’un éveil qu’il s’agit.

Arnaud Delcorte,

Bruxelles

 

[[i]] Anthony Phelps, Mon pays que voici, Montréal, 1966.

[[ii]] Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal, Présence Africaine, 1983.

Jean Emmanuel Jacquet

 

LN : Compas festival a été classé parmi l’une des quinze activités de la zone, c’était quoi exactement ?

 

RN : En 2002 Compas festival a été classé 8e événement du Sud de la Floride, en 2003 nous étions 14e sur quinze des plus grands évènements qui se font aux États-Unis.

 

LN : Qu’est-ce qui explique cette différence ?

 

RN : Il y a tellement d’événements qui s’organisent à Miami, il est difficile de rester dans la même position. Il y a un festival techno qui vient de réaliser 150 000 spectateurs en trois jours, Jazz and the garden a rassemblé plus de 70 000 spectateurs. Ce sont des spectacles qui sont venus huit années après Compas festival, mais ils ont un plus grand marché et plus d’audience.

 

LN : Est-ce que les sponsors répondent à l’appel de Compas festival ?

 

RN : Pas vraiment. Mais nous profitons pour remercier ceux qui nous aident à aller de l’avant comme CAM transfert qui est avec nous depuis 16 ans. Compas festival n’arrive pas à couvrir 10 % de ses dépenses par rapport à ces sponsors.

 

LN : Combien coûte l’enveloppe de Compas festival pour organiser annuellement l’événement ?

 

RN : N’oublie pas que Compas festival, c’est environ six (6) soirées dansantes et la fête principale qui est le festival au stadium. L’enveloppe est environ 800 000 dollars de dépenses.

 

LN : Est-ce que ça n’intéresse pas Compas festival d’organiser des séminaires pour les musiciens ainsi que dans d’autres domaines qui concernent la musique ?

 

RN : Nous sommes en train de réfléchir et travailler sur l’idée.

 

LN : Comment trouvez-vous l’évolution du Compas direct après 60 ans ?

 

RN : Le Compas direct est en baisse.

 

LN : Qu’est-ce qui en est la cause ?

 

Rodney Noel : Cinq ou dix ans de cela il y avait environ huit à dix groupes musicaux qui étaient au top. Aujourd’hui c’est difficile de trouver quatre groupes musicaux au-devant de la scène. Il n’y a pas de nouveaux groupes et la production est faible, la dernière en date à ma connaissance c’est Harmonik et ça date de dix ans. Par contre dix ans de cela il y avait Zin, Phantom, Nu Look, Kreyol La, etc.

Propos recueillis par :

Walcam




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