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Pourquoi votre enfant s’intéresse-t-il autant aux écrans et aux médias sociaux ?

Pourquoi votre enfant s’intéresse-t-il autant aux écrans et aux médias sociaux ?



Si votre enfant de 2 ans ou plus s'accroche aux téléphones et aux réseaux sociaux, s’il maitrise mieux que vous vos gadgets électroniques, c’est parce qu’il est de la génération Alpha. Cette génération née à partir des années 2010 s’expose depuis leur berceau aux grandes avancées technologiques, elle connait mieux YouTube que les grandes chaînes de télévision internationales. Les Alphas ne connaîtront jamais un monde sans les réseaux sociaux et de ce fait, ils interagiront beaucoup plus avec le virtuel que le monde physique.


Depuis l’après-guerre, les sociologues sont mis à estampiller les générations qui se succèdent. Ainsi, ils ont appelé baby-boomers ceux qui sont nés entre 1946 et 1964, période au cours de laquelle, l’humanité a assisté à un pic de natalité dans de nombreux pays. Les baby-boomers, autrement appelés génération chanceuse, ont bénéficié des trente glorieuses, période de forte croissance économique et d'amélioration des conditions de vie presqu’à travers le monde. Ensuite apparaît la génération X, comprenant des gens nés entre 1965 et 1980. Ces gens ont grandi en plein choc pétrolier et ont vu le chômage de masse arriver. C’est la génération des sacrifiés. Puis vient la génération Y, composée des personnes nées entre 1980 et 1995 ou 1999, selon certains sociologues. Ces gens grandissent en pleine crise du marché du travail, mais refusent de se sacrifier comme les X avant eux. Enfin, pour boucler cette forme de nomenclature, il y a eu la génération Z, comprenant des gens nés entre 1995 ou 1999 et 2010. Le contexte de la génération Z, autrement appelé génération zappeur, est celui du terrorisme et de la numérisation massive.


Après 2010, il fallait trouver une autre appellation pour ces nouveau-nés qui ont des habitudes de consommation et de divertissement différentes des générations précédentes. C’est ainsi que le nom d’Alpha a été proposé par le sociologue australien, Mark McCrindle. Enfants du numérique, accrochés aux écrans et contre l’autorité, ces petits encore en couche-culotte se construisent à travers la société de consommation. « Contrairement aux Z, qui sont nés avec le numérique, les Alphas naissent dans le numérique », résume Mark McCrindle qui a le premier théorisé sur cette génération. Cette génération a déjà accès, depuis son canapé, au plus grand nombre de connaissances que l’humanité ait maîtrisées, grâce à toutes sortes d'applications qui lui permettent d’être savants sans même avoir à apprendre et elle va évoluer dans un univers du tout tactile et en réseau : voiture, maison, médias sociaux, loisirs… Les Alphas ne connaîtront pas un monde sans réseaux sociaux et la plupart d’entre eux auront des téléphones si sophistiqués qu’ils n’auront presque plus besoin d’utiliser un ordinateur portable. Ils achèteront tous qu’ils ont besoin en ligne et auront moins de contacts humains que les générations précédentes.

Il ne faut pas croire que tout ira parfaitement bien pour cette génération tout écran. Déjà, on observe que les enfants Alphas ont moins de capacité d’attention. Donc, ils s’ennuieront rapidement. Cela serait dû au fait qu’ils sont déjà habitués à utiliser plusieurs écrans et à numériser rapidement les informations pour trouver ce qu’ils veulent. Ainsi, ils passeront d’une application à une autre, d’un écran à l’autre, d’une vidéo à l’autre, à la recherche de quelque chose qui capte leur attention. Cela va donc réduire considérablement leur capacité d’attention. La génération Alpha sera donc la première à ne pas connaître ce qu’est la vie déconnectée. Ils seront plus influencés par l’image que par l’écrit ou les paroles. Il est à se demander si savoir écrire sera encore d’actualité. Pour finir, n’oubliez surtout pas qu’il y aura des défis psychologiques clairs avec cette génération, car ces enfants se sentiront plus seuls, malgré le fait qu’ils soient sans cesse connectés.

Israël Jeune




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