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Une grande première pour Ymelda Marie-Louise en Haïti

Une grande première pour Ymelda Marie-Louise en Haïti



Dans la soirée du jeudi 28 novembre 2019, l’Institut français en Haïti (IFH) a été la scène de la 16e édition du Festival Quatre Chemins. Cet espace culturel a reçu la chanteuse haïtienne Ymelda Marie-Louise qui évolue en Martinique. Pour sa première performance en Haïti, la chanteuse a fait vibrer l’Institut. En compagnie du guitariste Ghassen Fendri, du percussionniste Cisco Lafrance, du bassiste David Casseus, du batteur Olivier Edlin et des choristes Elladjue et Fabrela, Ymelda a dégagé une belle énergie sur scène. Dans une ambiance chaleureuse, les amants de la culture étaient venus nombreux assister au concert de leur compatriote.


Il n’était que 17 h quand les gens commençaient à défiler dans la cour de l’Institut français en Haïti (IFH). Le décor du jardin de l’Institut annonçait un évènement heureux, les spectateurs prenaient place, les musiciens sont déjà présents et les instruments sont bien disposés sur la scène. Un peu avant 18 h le lead vocal, Ymelda Marie-Louise a fait son apparition, car le concert devait débuter à cette heure-ci. Et la soirée a pu se démarrer sous les propos de bienvenue de Marc Oddou, le directeur des cours à l’Institut français en Haïti.

Musiciens, choristes et la chanteuse ont investi la scène tout en entamant la chanson « Ouvè baryè pou Atibon ». Tout de blanc vêtue, Ymelda Marie-Louise a couvert l’institut de sa voix entrainante. L’artiste a interprété onze musiques, pour la plupart utilisées dans les cérémonies du vodou. D’une manière originale, la chanteuse a permis au public de revisiter le registre des chants traditionnels.

À leur quatrième morceau « Papa Dambala », le public ne se lassait pas d’entendre la voix de l’artiste. Ce titre de Toto Bissainthe aide Ymelda à se connecter à ses origines. « Cette musique est ma préférée, la première fois que je l’ai entendu j’ai versé des larmes. Papa Dambala me relie à mes origines » C’est en Martinique que la chanteuse a découvert cette chanson pour la première fois lors d’une représentation de danse.

Le public a eu du vrai plaisir à écouter les solos exceptionnels des musiciens, surtout celui de Ghassen Fendri. Ce dernier est un Tunisien venu spécialement en Haïti pour le Festival Quatre chemins. Depuis qu’il a rencontré Ymelda Marie-Louise, il a tout de suite embrassé la musique traditionnelle haïtienne. En tant que guitariste, cela n’a pas été difficile pour lui de jouer les rites créoles. « Avant de rencontrer Ymelda, je n’écoutais pas de musique haïtienne, mais j’ai fait plein de trucs dans la musique africaine », confie le guitariste. Cela n’a pas pris du temps à Ghassen pour s’adapter à la musique que chante Ymelda. À part le projet de la chanteuse dont il fait partie, il compte travailler sur un projet solo pour Haïti.

D’une façon particulière, Ymelda Marie-Louise chante le titre « Fèy zakasya ». Nombreux sont ceux qui se déhanchaient au rythme de la musique, car « Fèy zakasya » est rythmé au son du compas. Les musiciens synchronisaient parfaitement pour pouvoir emmener les gens jusqu’à l’extase. Il existait une véritable synergie entre les instrumentistes. Selon les dires d’Ymelda, la prochaine fois qu’elle joue en Haïti, elle sera fera accompagner que des musiciens haïtiens qui évoluent dans le pays. « Les musiciens haïtiens ont du talent. Kenbe la, pa lage, yo gen anpil talan, jis fè tèt yo konfyans. » Conseille-t-elle aux musiciens.

Envahie par une émotion nouvelle, Ymelda appelle Erol Josue à la rejoindre sur scène. Pendant un instant, on a cru assister à une cérémonie vodou. En effet, ce duo extraordinaire a transporté le public, une légère tension s’est installée quand la voix du directeur du Bureau national d’ethnologie s’est élevée dans la salle. Des cris et des applaudissements fusaient de toute part. « J’ai ressenti une connexion entre moi et Erol Josue. J’ai cru être en présence de mon siamois », révèle la chanteuse.

Pharah Djine Colin




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