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PapJazz 14

PapJazz 14



Les premières notes du 14e festival international de jazz de Port-au-Prince ont résonné ce samedi 18 janvier au Karibe convention center pour le plus grand bonheur du public venu en nombre pour le lancement d’un des plus grands évènements culturels de l’année. Le menu proposé était riche et transgénérationnel avec Ranee-Lee représentant du Canada, pays à l’honneur, de Yilian Canizares associé à Paul Beaubrun et Dee Dee Bridge Watter.


Aux environs de 18 h, le public avait déjà investi la cour du Karibe. Ceux qui n’avaient pas réservé ou trouvé une table libre avaient accepté volontiers, et bon enfant, de rester debout. Contrôle de validité des billets avec des moyens électroniques. Scène dressée, la fête s’annonçait grandiose.

Dans les coulisses, Joël Widmaïer apportait les derniers réglages avec l’équipe technique avant que Béatrice Compère ouvre le festival en commençant par « redévoiler » le programme du festival pour ensuite céder la parole au directeur du Cabinet du ministre de la Culture. Le festival étant organisé sous le haut patronage du ministère de la Culture.

Pradel Henriquez, qui s’assume passionné de jazz, a rappelé que le PapJazz est l’un des plus importants événements culturels de l’année. Il est organisé en fonction des standards internationaux ; ce qui réjouit le grand commis de l’État qui rêve d’éloigner le secteur culturel haïtien du sous-développement. Il a parlé de la volonté de ministre de la Culture, également Premier ministre pour garantir ce rendez-vous annuel. « À un moment, j’ai appelé le ministre pour lui dire, vu la conjoncture, PapJazz ne pourra pas se tenir cette année. Il a confirmé, de go, que l’événement se tiendra. Et nous voici ce soir pour le lancer ».

L’ambassadeur du Canada, Stuart Savage, a, dans ses propos, fait une courte présentation de la chanteuse, représentante du pays à l’honneur. Le diplomate a loué la polyvalence de sa compatriote en mettant en avant son parcours, ses distinctions reçues. Puis la musique a pris le relais.

Ranee-Lee a ouvert le festival avec un tour de 4 chants. Elle a mis le public à ses pieds avec. Follow Jah, avec ses 11 musiciens, a animé l’intermède. La célèbre bande à pieds, habituée du festival, a tenu le public en haleine jusqu’à l’arrivée du duo électrique de la soirée, qui, selon plus d’un, a mis le feu a la scène Heineken ce samedi 18 janvier.

L’Helvetico-Cubaine Yilian Canizares, bien accompagnée du guitariste Paul Beaubrun, a ravi le public. Elle a fait l’historique de sa rencontre avec le clan Beaubrun qui lui avait parlé de la déesse Erzulie. Marquée par son passage au PapJazz 2017 et par ses rencontres avec des musiciens haïtiens, elle a enregistré un album titré « Erzulie ». Le titre éponyme a été interprété en duo avec Paul Beaubrun.

Après un second passage de Follow Jah, Dee Dee Brigdewatter, au bénéfice d’une longue carrière dans le jazz, a gâté le public pendant plus de 30 minutes, jusqu’à la clôture de la soirée, avec des grands thèmes de jazz des années 1970.


Très présente sur scène, la récipiendaire de 3 Grammy Awards, a, dès l’entame, interprété « Sometimes i’m very happy» pour ensuite déclarer : « Haïti, finalement je suis là ». Une façon d’exprimer un rêve longtemps caressé. Dee Dee Bridgewater a 20 albums à son actif. Elle a connu un succès phénoménal en rendant hommage à Ella Fritzgerald avec son album « Dear Ella ». Pour cet opus, elle a glané 2 Grammy et plusieurs nominations. Pour son dernier Album, sorti en 2017, elle a reçu le prix NEA Jazz Masters Fellows .

Participant à l’ouverture du concert inaugural du PapJazz 14, Théodore Beaubrun Junior « Lòlò » et James Germain ont félicité les organisateurs de cet événement qui permettent aux amants de ce genre musical de découvrir de grands artistes. « Depi se kote ki gen bon mizik mwen la, mwen te vin sipòte Paul Beaubrun pitit gason mwen » a soutenu Lòlò. Pour James Germain : « le PapJazz est un carrefour de grandes rencontres musicales ».

Eguens Renéus





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