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Cloture du PapJazz 14: à la mémoire de Georges Castera

Cloture du PapJazz 14: à la mémoire de Georges Castera



La programmation du weekend de clôture du PapJazz a ravi le public de mélomanes tant que les prestations étaient d’un niveau exceptionnel à la hauteur de l’évènement, désormais incontournable chaque début d’année.

Déjà le vendredi soir, les bienheureuses hostilités ont été lancées par la très talentueuse chanteuse du jazz et jeune saxophoniste, Jazmin Ghen. Elle est parmi les artistes les plus en vue de la sphère du smooth jazz et du gospel américain.

D’une voix succulente, la détentrice du 2019 NAACP Image Award pour son album « The story of jazz », Jazmin a passé en revue, en levée de rideau à L’Université Quisqueya, une partie de son répertoire. Avec des refrains faciles vecteurs de messages universels, tels For a world better, we can together, elle a fait chanter le public.

Surfant sur la bonne réception du public qui interagissait avec elle, elle a enchainé avec son meilleur titre « Heat », avant de se mélanger avec l’assistance. Puis, elle a fait un clin d'œil au reggae en jouant, en version instrumentale, instrumentale des titres célèbres de Bob Marley comme : No woman ,no Cry ; Stirt it up.

Après l’intermède animé par Follow Jah, le très attendu Eddy François est venu allumer le feu sur scène. Il a passé en revue une très bonne partie de son répertoire fait de titres populaires et repris par le public. Celui qui est considéré comme meilleur chanteur de la Caraïbe en 1992 et qui se produit rarement en Haïti a livré un spectacle à la dimension de l’attente du public.

Le prix découverte RFI en 1994, pour son album « Jou à rive » a bouclé sa longue prestation avec sa superbe et très connue chanson: « li kapab delivre w nan tout sitiyasyon, sa ki pi enpòtan se pou m kwè nan li ». Vers 22 h 30, un peu de rara a été proposé au public, qui ne voulait pas laisser partir celui qui a fait la couverture du New York Times après sa prestation au Central Park dans les années 2000.

Au cours d’une courte entrevue accordée au journal, Eddy François a déclaré qu’il se sentait heureux en Haïti, mais qu’il espère plus encore de son pays. Car la frustration, la déception est palpable dans les propos du chanteur qui continue de représenter le pays à travers le monde. Il a confié au Journal qu’il devait déposer sa valise en Thaïlande le lendemain, soit samedi 25 janvier.

Pour le samedi 25, Jazmin Ghent, après sa prestation à l’Uniq de la veille, a joué sur la scène Wingaz du Karibe. Après l’intermède assuré par Follow Jah, le public a eu droit aux «  Mots » de Andy Durosiers, directeur général du ministère du Tourisme, l’une des institutions publiques partenaires du festival, aux côtés du ministère de la Culture et de la Communication et de la Banque de la République D’Haïti.

Un peu plus tard, le Guadeloupéen Jacques Schwarz Bart, créateur du projet Jazz Racine Haïti mettant en synergie le jazz moderne et la musique vodou haïtienne, a offert une remarquable prestation.

Après le discours très inspirant du directeur musical de PapJazz, pour remercier tous ceux qui ont rendu possible l’organisation de l’événement dans un contexte si particulier, Lisa Simone est venue présenter et interpréter son dernier album, paru l’année dernière « In need of love », un mélange de soûl,gospel ,blues, reggae. Il a travaillé cet album aux côtés de son ami de longue date, Hervé Samb, grand guitariste de la scène parisienne de jazz et pionnier du son africain contemporain.

Rappelons que cette manifestation culturelle a offert, aux festivaliers, une quarantaine de concerts et une dizaine d’ateliers. Le Canada était le pays invité de cette année avec sa chanteuse Ranee Lee.

Cette 14e édition a célébré la mémoire du grand poète Georges Castera décédé le vendredi 24 janvier à l’âge de 83 ans, a déclaré Joël Widmaïer samedi soir à la clôture du Pap Jazz 14.

Eguens Renéus




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