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La SACEM et le confinement

La SACEM et le confinement



En cette période confinement à cause de la pandémie du Covid-19, l’industrie de la musique haïtienne, qui n’est pas organisée, fait face à divers problèmes. Les musiciens, qui ne font pas partie d’une société de gestion des royalties ou qui n’ont pas d’autres moyens de survivre, peinent à joindre les deux bouts.


Pendant le temps de la pandémie, la SACEM décide de venir, à sa façon, au secours de ses membres. Tous les membres, qui ont diffusé sur YouTube des concerts en direct, pourront bénéficier de revenus.

La SACEM vient d'annoncer que ces mini concerts en live vont faire l'objet d’« une rémunération exceptionnelle de droits d'auteur », rapporte France Inter.

Une bonne nouvelle pour nos compositeurs qui sont inscrits dans cette structure qui gère les droits d’auteurs pour beaucoup de nos compatriotes. En ce temps difficile où il est impossible de jouer en public, être affilié à un vrai syndicat se révèle important.

Une décision somme toute logique pour la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique, qui défend les intérêts de plus de 160 000 artistes depuis le milieu du XIXe siècle en leur reversant des droits d'auteur sur leurs œuvres. Partant du principe que les réseaux sociaux ont bénéficié d'une audience à partir de performances artistiques, la SACEM compte puiser dans la contribution versée par les géants du Web pour aider les musiciens.

« Nous avons collecté des droits de Google et de Facebook qui, normalement, rémunèrent plutôt des phonogrammes, mais, là, nous avons décidé, avec le conseil d'administration, de prendre une partie de cet argent pour aussi rémunérer ces lives », détaille sur France Inter Cécile Rap-Veber, la directrice des licences, de l'international et des opérations de la SACEM.

10 euros pour 10 000 vues

Concrètement, la rémunération s'appliquera uniquement sur les concerts donnés en ligne et en direct sur YouTube, Facebook et Instagram, à partir du 15 mars et jusqu'en juillet pour l'instant – des négociations avec d'autres plateformes sont en cours. C'est aux artistes adhérents de faire leur demande dès juin en précisant le nombre de performances qu'ils ont réalisées. À partir de là s'appliquera un mode de calcul, le même pour tous : le live d'un titre sera ainsi rémunéré 10 euros minimum, les concerts inférieurs à 20 minutes 46,35 euros et 76 euros au-delà. À cela s'ajoute un bonus de 0,001 euro par vue, ce qui ne fait pas grand-chose à l'arrivée, puisqu'il faut atteindre 10 000 vues pour toucher au moins 10 euros de bonus et un million de contacts pour toucher 1 000 euros.

Seuls quelques grands artistes qui ont fait exploser les compteurs pourront donc prétendre à de belles sommes, avoisinant plusieurs milliers d'euros, à condition toutefois d'être les auteurs ou les compositeurs de leur musique, et non de simples interprètes, selon les règles de la SACEM.

Walcam




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