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Des réactions en cascade après la mort de Nancy Dorleans et Sébastien Petit

Des réactions en cascade après la mort de Nancy Dorleans et Sébastien Petit



Le pays est sous le choc et les langues se délient, notamment dans le secteur culturel après la découverte des corps sans vies de Nancy Dorleans et de Sébastien Petit à Tabarre. Les deux jeunes danseurs revenaient d'une séance de répétition avec l'artiste Misty Jean, dans le cadre de la préparation d'une prestation virtuelle prévue préalablement pour 2 juillet. La prestation a été, entre temps, annulée.


C’est une Misty Jean dévastée qui a fait connaître ses états d’âme au journal le National. « Se avek anpil tristès mwen aprann nouvèl lanmò Nancy ak Sebastien. Yo te ofri èd yo kòm dansè nan cho mwen ta pral fè 2 jiyè an. Mwen pa t rekonèt yo pèsonèlman, men ti tan mwen pase avèk yo fè m reyalize yo te chaje talan, motivasyon ak gou pou lavi. M ap voye senpati mwen bay fanmi ak zanmi yo nan moman difisil sa. Pou onore memwa yo, m p ap ka fè cho a le 2 ankò, m ap fè nou konnen prochen dat la. M swete Nancy ak Sebastien jwenn jistis. Twop krim nan peyi a. Mèsi ».


Contacté par le journal, Rocfeller Pierre de Tempo plus, danseur professionnel et professeur de danse, se dit révulsé par cet acte crapuleux : « Mwen pa kache di w reyaksyon mwen. Se reyaksyon yon papa pitit, yon pwofesè, yon edikatè ». Même s'il affirme qu’il n’a jamais travaillé avec ces jeunes danseurs.

Rutshelle Guillaume, victime elle-même de l’insécurité, il y quelque semaines, a posté sur son compte Instagram : « m gen raj andanm. Kè m ap bat fò. M kòmanse pèdi espwa. Ensekirite nan peyi a ap ravaje tout andanm nou.
Pèsonn pa epanye, nou vin mwen sansib, de jou an jou n ap demounize san nou pa rann nou kont. Nou byen nou mal ».

Une réaction qui a suscité celle de Nickenson Prud'homme du groupe Harmonick : « Kote n ap rive ».

Sur la page Facebook et le compte Instagram de Djakout # 1, une affiche des deux danseurs est postée avec ce message : Jistis pou nancyaksebastien# nou pap kapab ankò ».

De son côté la danseuse Isabelle César Jérôme a eu cette réaction : « Ils n'étaient pas mes amis, mais de l'annonce de leur disparition m'a vraiment choqué. Je ne sais pas si c'est parce que je suis jeune danseuse tout comme eux. Ils ne méritaient pas de mourir comme ça. Le pays nous décourage. J'avais des répétitions avec des amis pour qu'on puisse faire des vidéos. Ma mère a tout arrêté ».

Néissa Saint Louis, la petite soeur de Nancy, danseuse également, au cours d'un entretien accordé à un confrère, très bouleversée et en larmes, a déclaré « se avè' l m ap viv nan kay la. Depi li pa wè m leve lè maten, se li ki vinn leve m. Lè li sot nan repetisyon, nou manje ansanm ».



Dans la foulée des réactions, le ministère de la Culture et de la Communication s'est aussi manifesté dans la note qui suit. « Le ministère de la Culture et de la Communication a appris avec infiniment de peine le meurtre de deux jeunes danseurs Sébastien et Nancy Dorleans dont les corps ont été retrouvés dans de pénibles circonstances le 26 juin 2020 […].
En effet, la disparition puis le constat du meurtre de ces jeunes reflètent la fragilité de la vie des artistes et le climat d’insécurité dans lequel ils évoluent dans cette société.

Il est impératif que dans une société de violences comme on le constate depuis les 15 à 20 dernières années, les forces de l’ordre et de la justice doivent redoubler de vigilance quels que soient les obstacles d'ailleurs savamment orchestrés par des laboratoires sans foi ni loi.

Le ministère de la Culture et de la Communication demande aux autorités policières et judiciaires de faire la lumière sur ce double crime qui affecte tragiquement à la fois notre jeunesse et notre culture.

Le ministère de la Culture et de la Communication présente ses sincères condoléances aux familles, amis et à la communauté des danseurs affectés par ce deuil ».

Notons qu’un sit-in « pou lavi » qui devait se tenir ce lundi 29 juin devant les locaux du ministère de la Justice, une initiative de « Nou p ap dòmi », a été empêché par la Police. Les quelques dizaines de personnes, qui constituaient le noyau des premiers arrivants, ont été dispersées brutalement par des unités de la PNH.

Eguens Renéus




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