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Musée du Cap-Haitien : 350 ans d’histoire sous la plume de Jean-Hérold Pérard



Déjà 350 ans depuis que la ville du Cap a été fondée. Et ce 15 août 2020, tous les projecteurs devraient se tourner vers cette grande ville historique et symbolique, qui porte depuis 1670, les semences de plusieurs générations d’hommes et de femmes, et des familles qui continuent de marquer leur passage dans la dignité.

De la ville du Cap-Haitien, ont retient de nombreux faits très marquants, qui vont pendant longtemps s’imposer dans l’histoire de la région du Grand-Nord du pays, et dans l’histoire de l’Haïti, l’histoire de l’île, et celle de toute la région Caraïbe. Et pourquoi pas de toute l’évolution universelle.

Désormais l’ouvrage titré : « Cap-Haitien, 350 ans d’histoire », va remplir le rôle de guide pratique et de référence pour tous les esprits désireux de s’informer sur la géographie et l’histoire, la culture et l’avenir de cette cité et haut lieu historique et symbolique d’Haïti.

Derrière cette publication, c’est un véritable plaidoyer pour la sauvegarde du patrimoine historique du Cap, qui vient d’être lancé par l’auteur de : « La Citadelle restaurée », et : «Le Palais de Sans-Souci, entre émerveillement et appréhension », « Henry Christophe, un grand méconnu». Jean-Hérold Pérard offre aujourd’hui une œuvre éclairante sur le Cap-Haitien qui servira de référence aux chercheurs, aux analystes, aux professeurs, aux étudiants et aux amateurs d’histoire.

Des propos du gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, Jean Baden Dubois, inscrits dans l’ouvrage, offrent parallèlement la possibilité de mesurer l’importance d’un tel document, qui pratiquement semble être l’une des rares contributions intellectuelles de cette envergure, qui va marquer de façon intelligente et durable l’anniversaire de la ville du Cap-Haitien, pour ses 350 ans (1670-2020) dans un contexte de crise multiforme.

Dubois s’exprime en ces termes : « Quoi de plus approprié que de célébrer une date charnière dans les anales d’une cité de la stature du Cap-Haitien ? Cette année 2020 ramène les 350 ans de la fondation de cette ville qui, il y a plus de deux siècles, s’était constitué l’épicentre d’une révolution unique dans l’histoire de l’humanité, un événement sans précédent ni remplaçant qui, frappant la civilisation universelle d’une éminente dignité humaine retrouvée. ».

Défendant le soutien renouvelé de la BRH dans la promotion du patrimoine et l’éducation autour du bien commun, le gouverneur souligne : « Le soutien de la BRH se place dans le contexte plus large d’un mécénat culturel exercé attentivement par l’institution au profit de l’illustration et de la préservation d’éléments essentiels du patrimoine culturel haïtien ».

Dans la première partie, on retient les points suivants : la ville du Cap-Haitien, la situation géographique, les origines et l’impact du temps. Dans la situation géographique, les activités sismiques et l’implantation de la ville sont prises en compte. Le site de construction de la ville, le rapport avec la métropole, les méfaits de l’histoire, les guerres et les incendies qui ont ravagé la ville du Cap-Haitien sont autant de points qui s’ajoutent dans l’argumentaire de l’auteur.

De la ville du Cap-Haitien à la ville du Cap-Henry, pendant le règne de Christophe, pour ensuite reprendre son nom de Cap-Haitien, l’auteur JHP nous invite dans une belle aventure autant informative qu’instructive. Le tremblement de terre de 1842, La renaissance de la ville entre 1843 et 1861, sont parmi les autres thèmes abordés dans cet ouvrage majeur.


D’autres informations des plus pertinentes, comme l’ouverture de la ville sur l’étranger (1860-1890), l’insurrection du Cap et la crise haïtienne de 1867-1860, permettent de retracer l’évolution de cette grande commune. L’essor économique entre 1890-1915 est à retenir parmi les sujets les plus pertinents proposés dans la méthodologie appliquée dans ce guide.

Dans le deuxième chapitre, le lecteur pourra explorer la chronique mondaine de la ville du Cap. Les saveurs et les traditions culinaires, la musique capoise, le théâtre, les arts plastiques dont la peinture et la sculpture et l’histoire sommaire de la ville du Cap illustrent le document. Des artistes et des auteurs, des créateurs et d’autres promoteurs des loisirs en Haïti trouvent une place dans la galerie de cet ouvrage.

Dégradation et déclin de la ville du Cap, en identifiant les causes et les solutions, en passant par la perte de l’identité, la synthèse des problèmes, les axes d’intervention, le Cap sans les Capois, le Cap-Haitien étant une ville perte de mémoire, l’auteur a voulu tirer la sonnette, afin d’interpeller la conscience des simples citoyens comme des plus hautes autorités, en passant par les élites, pour tenter de sauver les vies et la ville. Il y a pratiquement danger dans l’espace, même dans ce contexte de fête et de célébration des 350 ans !

Dans le cas du Cap-Haitien, il est encore resté quelque chose de l’ancien esprit. Cependant, il nous faut éviter que ce qui en est resté ne cherche refuge ailleurs, comme cela avait été le cas d’Athènes qui, par exemple, a cherché refuge à Constantinople, et de là, à Moscou, ou dans les principaux centres de l’Italie humaniste.

Des rappels en guise de comparaisons utilisées par cet infatigable défenseur du patrimoine national qui se passe de présentation. Jean-Hérold Pérard va ainsi conclure : « En ce qui nous concerne aujourd’hui, nous avons même oublié qu’Athènes avait perdu le souvenir de sa propre identité. Mais nous devons faire en sorte que l’obscurité de cet oubli n’envahisse pas notre esprit de peur que nous ne soyons atteints par la même maladie qui avait frappé Athènes ».

Dans un esprit de grandeur historique et d’alerte incessante par rapport à la dégradation environnementale et aux déclins des institutions qui devraient assurer une meilleure gouvernance de la ville du Cap-Haitien, la population du Grand-Nord va célébrer, commémorer ou marquer les 350 ans du Cap. Cap sur les festivités, qui doivent contribuer à l’éveil collectif nécessaire et indispensable pour réinventer la cette Cité christophiene !

Bonne fête à la ville du Cap-Haitien !




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