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La 16e édition du Festival international du film black de Montréal s’offre « Anita » de Rassoul Labuchin



La seizième édition du Festival international du film black de Montréal se tiendra en ligne du 23 septembre au 4 octobre 2020. Cinq films haïtiens sont sélectionnés pour cette édition dont le moyen métrage « Anita » de Rassoul Labuchin.


L’édition 2020 en ligne du Festival international du film black de Montréal présentera cent vingt films de trente pays parmi lesquels cinq films haïtiens « Kafe Negro », « Kenbe Fèm », « Haiti Speaks », « Junior Haïti » et « Anita » moyen métrage réalisé en 1980 par Rassoul Labuchin qui célèbre cette année ses quarante ans de sortie. La projection du film interprétée par Magalie Marcelin, de regrettée mémoire, la chanteuse Ti Corn et Chantal Guerrier sera suivie d’une causerie qui sera animée par Carel Pèdre.

Dans ce mini film, le réalisateur Rassoul Labuchin a suivi l’itinéraire d’une jeune fille qui quitte la campagne haïtienne pour aller travailler chez une famille riche de Port-au-Prince. Ce film est le premier à présenter le problème des enfants confrontés à l’esclavage domestique. Il y a aussi dans la catégorie des films haïtiens « Kafe Negro », un documentaire de cinquante-deux minutes du réalisateur Mario Delatour. « Kafe Negro » raconte essentiellement les vagues de migrations des travailleurs haïtiens à Cuba qui ont, au fil du temps, profondément transformé la culture et la démographie de l’Ile et permis le développement de cette caféiculture à Cuba. Il s’agit d’abord de la migration du savoir-faire des Français de St-Domingue, premier producteur mondial de café au 18e siècle, qui s’expatrient vers Cuba avec leurs esclaves, fuyant la révolution haïtienne, et introduisent «La révolution du café ». Au 19e siècle, les ouvriers agricoles haïtiens viendront de nouveau à Cuba comme coupeurs de canne à sucre, mais après la récolte sucrière, ils iront en hauteur pour la cueillette du café. Avant tout, ce documentaire a fait le choix de montrer les mains des travailleurs plutôt que de faire chanter chiffres, productions, rendements. Il est un hymne au travail manuel.

Pour rappel, le Festival international du film black de Montréal veut offrir au public les plus belles et les plus étonnantes découvertes du cinéma black tout en étant un lieu de débat des grands enjeux culturels, sociaux et socio-économiques. Le FIFBM veut privilégier un cinéma autre, un cinéma qui vient d’ici ou d’ailleurs et qui ne reçoit pas forcement l’éclairage des projecteurs. Un cinéma inédit, qui émeut, qui sensibilise et qui surprend ! Tout en abordant des sujets et en présentant des œuvres qui interpellent, qui provoquent, qui font sourire, qui laissent perplexe, qui choquent…

Schultz Laurent Junior




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