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Kont teyat présente « Misère »



L'association théâtrale, Kont teyat présente ce samedi 26 septembre 2020 à Iguana café, la représentation de la pièce titrée « Misère ». Une adaptation de la pièce originale de Éric Mwanambuka. Le National a rencontré Victor Céléus, responsable en communication à Kont Teyat.






Le National: Vous représentez l'association Kont Teyat. Que pouvez-vous nous apprendre sur l'association?




Victor Céléus : Kont Teyat est un espace où l'on fait du théâtre dans la mesure où le théâtre est cette activité qui représente la vie sur scène. Tout compte fait, Kont Teyat s'inscrit dans une vision allant vers une harmonisation. Quand on dit kont on parle de cet équilibre qui existe, que ce soit avec ou contre le théâtre. Et puisque le théâtre est cette description de la vie, dire kont ce n'est nullement une négation, mais c'est plutôt une quête de tout ce qui n'est même pas vital (théâtre ). Enfin, Kont Teyat est plus qu'une vision, c'est un mythe. Autrement dit, on essaie de créer notre propre mythe à nous.




L. N.: L'association organisera un spectacle prochainement. Parlez-nous un peu de ce spectacle et qui sont les comédiens ? 



V. C.: Ce spectacle est tiré d'une pièce intitulée « Misère » d'Éric Mwanambuka. Une interprétation de Kont Teyat notamment une adaptation, par rapport à ce que l'auteur décrit dans la pièce qui est si semblable à notre réalité. Dans la pièce, il y a 5 personnages centraux, dont 3 clochards, un prêtre et une femme. Les comédiens qui les interprètent sont: Fritzner Lerneau, Patrick Jean François, Fritzline Lerneau, Guémara Chariot et Maïline Jean.





L. N. : « Misère » est le récit d'un pays ruiné par la corruption et le culte du pouvoir. Rejouer « Misère » est-ce pour vous une façon d'exposer à la face de tout le monde cette société en décrépitude qui ne dit pas son nom ? 




V. C. : Tout à fait. « Misère » est ce texte qui nous fait comprendre, saisir et entendre le cri des opprimés, des indignés, des abattus, des ignorés. Le cri de la majorité, de ceux qui n'existent pas dans le calendrier de l'État et de ceux qui n'ont pas de voix. EN effet, nous vivons dans un pays de clochards, puisque nous avons affaire avec des gens qui regardent, qui écoutent et qui n'ont pas le droit de dire. Autrement dit les clochards sont ceux qui regardent tout qui écoutent tout et qui n'ont pas ce droit de dire même rien, voire tout. Parce que le rien est signifiant et le tout est complexe. Donc le travail de Kont Teyat sur ce texte est de nous parler et de nous jouer, nous qui appartenons à ce quotidien si macabre et si dégradant. 




L. N. : Que peut espérer le public ? 




V. C. : Revivre. Cette représentation théâtrale pour les spectateurs serait comme un rappel, un regard sur tout ce qui se passe chaque jour dans la société. Les simples gestes, les simples paroles, les simples expressions que nous faisons chaque jour chaque nuit et à chaque lever du soleil. 





Le National: Auriez-vous un dernier mot ?



Victor Céléus : La foule (spectateurs). Le théâtre a besoin de la foule, car la foule est un élément clé dans le théâtre.








Propos recueillis par :



Lesly Succès 





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