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Le ciel est sans limites pour Mr Smoke



Emmanuel Étienne âgé de 34 ans a commencé sa carrière de Disc Jockey (DJ), il y a 17 ans. Passionné de la musique, il a depuis son jeune âge appris d’autres DJ du domaine que c’est un métier qui se sent. Souvent à l’affiche dans les grands événements de l’industrie des loisirs, Mr Smoke apporte sa touche particulière partout où il passe; un son marqué par son parcours à l’étranger et qui se diffère de celui des DJ locaux. Découvrez ce qui anime ce DJ de la place.


Le National :Comment vous êtes-vous lancé dans cette carrière? Qu’est-ce qui vous a poussé vers le Disc Jockey (DJ)?

Mr Smoke : J’ai commencé à l’âge de 17 ans. Je me suis vraiment lancé parce que je suivais de près un DJ à l’époque qui s’appelait Kid Capri. J’aimais ce que je voyais lorsque je suivais ses performances. En fait, j’étais toujours passionné de musique. J’étais aussi dans la chorale de mon église à New York où j’ai grandi.

L. N. :Pourquoi être un DJ en Haïti et pas ailleurs? Quelle différence faites-vous dans vos expériences ici et celles à l’étranger?

M. S. :Je ne suis pas juste un DJ en Haïti comme vous le savez, mais j'ai déménagé en Haïti parce que j'avais le mal du pays et que je ne pouvais plus vivre ailleurs. Alors j’ai laissé ma vie à New York et suis rentré chez moi!

Depuis les six dernières années au cours desquelles j’ai pratiqué ce métier en Haïti, j’ai pu remarquer que le public haïtien n’est pas très réceptif aux DJ qui jouent de nouveaux titres durant les soirées comme l’est le public des Etats-Unis par exemple ou d’autres îles où j’ai joué.

L. N. :Comment est-ce que l’industrie du divertissement en Haïti a affecté/modelé votre carrière?

M. S. :Je peux dire que l'industrie du divertissement en Haïti a affecté ma carrière de manière positive. Elle m’a poussé et même forcé à découvrir un nouveau style dans mes performances. J’ai dû trouver d’autres manières de jouer pour satisfaire ce public. En même temps, cette même industrie a rétréci ma bibliothèque. Il y a plein de musiques, de titres que j'ai et que je ne suis pas capable de faire les impacter.

L. N. :Quel est votre plus grand accomplissement dans ce domaine? Y a-t-il eu de l'évolution dans le domaine en général?

M. S. :J’ai accompli pas mal de choses depuis que j’ai commencé, mais mon plus grand accomplissement est d’avoir eu la chance de jouer aux côtés de l’artiste / acteur primé aux Grammy Awards, Jammie Foxx.

Il y a certainement une grande évolution dans le domaine en général, mais je dois dire que pour tout DJ, quelque soit de quel pays il provient, le succès dépend en grande partie de leur dévouement et de leur discipline.

L. N. :Sentez-vous que les DJ contribuent à l’avancement de la musique haïtienne ou jouent-ils à son détriment?

M. S. :Ça, c’est ce qui m’anime vraiment! Pour moi, les DJ font un travail remarquable pour contribuer à l’avancement de la musique haïtienne. Lorsqu’on parle de musique haïtienne, il ne s’agit pas simplement d’un style comme le konpa par exemple. La musique haïtienne est bien plus large que ca.

De nos jours, beaucoup d’artistes haïtiens sont très actifs; ils produisent au moins une musique par mois. Les DJ se sont également lancés à fond dans la production. Ils font du rabòday et produisent au moins un titre à succès, un hit, tous les trois mois.

Les gens du monde du konpa ne sont pas enjoués par cette situation. Ils se fâchent et disent que les DJ ne jouent pas leurs musiques alors qu’ils produisent des albums tous les 3 ans! En ce sens, les DJ sont définitivement ceux qui intensifient les choses dans l’industrie.

L. N. :Est-ce un métier lucratif en Haïti? Quels conseils donneriez-vous à des jeunes souhaitant s’aventurer dans ce domaine?

M. S. :Lorsqu’il s’agit de rémunération, pour tout DJ, il s’agit du chemin qu’il décide de prendre. Et par cela, je veux dire que tout le monde peut être un excellent DJ, en se dédiant au métier. En apprenant tous les détails du métier, apprenant les règles de base. Ils peuvent également s’adonner à la production, en plus de tous les autres ajouts; c’est cette partie-là qui semble être la plus lucrative.

Aux plus jeunes qui veulent devenir DJ, je leur dirais que tout est question de discipline, d'engagement et d'esprit d'entreprise. Avec ces trois atouts, le ciel est la limite!

Le National :Quel est votre rêve pour le monde du divertissement ou le monde musical en Haïti?

Mr Smoke : Je veux continuer à faire avancer le domaine du divertissement en Haïti; je veux que les DJ en Haïti continuent à avoir du succès et à contribuer au palmarès de la musique haïtienne. Mon rêve dans cette industrie est de réunir un jour toutes les autres îles ainsi qu’Haïti dans un événement majeur; de la Jamaïque, à Trinidad, jusqu’à la République dominicaine! Toutes les îles sous un même toit en Haïti!

Propos recueillis par :
Soraya Louis




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