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L’Institut français en Haïti rend hommage à Georges Brassens



Pour relancer les activités des « Jedi Mizik », l’Institut français en Haïti a concocté pour les mélomanes haïtiens une bien jolie surprise dans la soirée du jeudi 22 octobre 2020. Sous la direction du chanteur à textes et guitariste Wooly Saint Louis Jean, un concert fut donné en présence notamment de l’ambassadeur français accrédité en Haïti, José Gomez. Ce concert aura été avant tout un hommage au troubadour Georges Brassens, un chanteur qui a marqué toutes les générations


L’ombre de Georges Brassens auteur, compositeur et interprète français a vacillé sur la scène de l’Institut français en Haïti jeudi dernier. Brassens, qui a enchanté le public de son vivant avec des textes faits avec fantaisie et humour et même avec un certain désir de provocation a touché les cœurs de toutes les générations. Pour ce récital, en l’honneur de celui qui amis en musique le poème « Il n’y a pas d’amour heureux » du poète surréaliste Louis Aragon. Wooly Saint Louis Jean était apparemment le chef d’orchestre, il a été secondé par d’excellents instrumentistes dont l’inusable Caleb François au clavier. Plusieurs chansons du répertoire de Brassens étaient interprétées par Wooly Saint Louis Jean, Tamara Suffren, Renette Désir, Charles Grey Toussaint, Ludwig Leïka et Woodnika Jean, Ronald Jean Georges dit « Roldy ». Ce dernier chanteur, n’en déplaise pas aux autres, fut l’un des plus grands interprètes de Brassens lors de cette soirée. Le public a pu savourer plusieurs compositions « Ô Bois de mon cœur », « J’ai rendez-vous avec vous », « Quand on est content », « Le Parapluie », « Maman Papa », « Les amoureux dans les bancs publics » ont été revisitées pour la plupart sur des airs de jazz et d’autres rythmes musicaux. Le public curieux et attentif et portant cache-nez (Coronavirus oblige) a délecté chaque instant de ce concert, les notes harmonieuses et la complicité entre les instrumentistes avec un bonheur inouï.

Tout était mis en place pour faire redécouvrir Brassens qui avait toujours gardé de son vivant sa moustache et une pipe à la bouche. Brassens c’est le plus grand troubadour du XXe siècle. « Il y a eu autour de Brassens toute une vie musicale poétique, génératrice d’idées » a fait savoir la critique pour parler de celui dont le concert du 22 octobre dernier a été consacré. Seule fausse note, c’était la voix trop aiguë de certains interprètes. L’on a compris que certains cherchaient à être originaux. D’autres avaient tendance de crier trop fort, sans oublier l’une des chanteuses qui avait omis de mémoriser tout son texte. Mais cela n’a pas gâché pour autant le spectacle. Ronald Jean Georges « Roldy », qui a traduit en créole les textes de Brassens, a permis aux spectateurs un moment de pur bonheur surtout avec son adaptation en créole de « Le Gorille », « Gadon zouti ». Ce fut une belle soirée musicale humectée par des gouttelettes de pluie. Mais les spectateurs sont repartis heureux. Heureux de renouer avec cette belle tradition de se retrouver au moins une ou deux fois par mois tous les jeudis pour s’amuser, chanter et danser.

Schultz Laurent Junior




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