S'identifier Contact Avis
 
25° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video


Être un DJ a changé ma vie. Être un DJ c’est ma vie



DJ K9 de son vrai nom Giuliano Christian Puzeau a certainement fait son chemin comme disc jockey sur la scène haïtienne des loisirs. Cependant, depuis presqu’un an déjà il se fait rare! A 32 ans, il s’est retiré de l’avant de la scène; une pause, ou un arrêt,que fans surtout, peinent à comprendre. Il s’adonne entièrement à son entreprise: Cheveux Gina. Mais qu’en est-il avec sa carrière musicale?


Le National: Comment vous êtes- vous lancé dans cette carrière?

Giuliano Christian Puzeau : J'étais en Floride et je m'étais rendu à une boîte de nuit avec un ami, muni de fausses pièces d'identités.Une arrive, le vigil refusa de nous laisser entrer.Mon ami proposa alors d’appeler quelqu’un qui pourrait nous donner accès à la fête et pendant que nous attendions dans la longue ligne à l’extérieur, nous avons vu le dj qui devait joué ce soir-là arriver. Il a salué presque tout le monde à l’entrée, s’est retourné et a pointé du doigt un groupe de filles à qui, comme nous, l’accès avait été refusé et a dit “elles sont avec moi, laissez les rentrer”. Tout de suite je me suis dit wow! J’ai dit à mon ami: “pourquoi tu n’es pas un DJ? On serait déjà à l'intérieur, avec les filles en plus”. Tout en plaisantant, me répondit que son frère avait eu cette folie d'être un DJ et qu’il avait acheté un appareil, un denon 2600, simes souvenirs sont bon. C'est système qui, à l’époque, avait déjà environ 10 ans sur le marché. C'était l’un des premiers appareils à avoir deux lecteurs CD ou l’on pouvait jouer simultanément d’un côté à l’autre avec un mixer pour les deux côtés. J’ai immédiatement demandé à mon ami si je pouvais prêter l’appareil.

Le lendemain, j’ai emprunté une voiture pour aller chercher l’appareil! Je suis rentré à la maison et j’ai commencé à faire des CD. De là, j'ai commencé à jouer dans des petites fêtes. J’avais beaucoup d’amis qui me soutenaient, on était un grand groupe d'haïtiens à l'université là-bas. Un jour, un promoteur s’est dit que s’il faisait un événement et m’affichait, je viendrais avec mon grand groupe d’amis. C’est ainsi que j’ai eu mon premier contrat dans une vraie boîte de nuit. Je n’avais aucune idée de ce que je faisais. C'était horrible! Je n’avais aucune compréhension des temps, du rythme, des règles de la musique! Mais c'était ma première vrai expérience en tant que DJ.

Tout a changé véritablement lorsque j’ai été à NY. Je travaillais pour nopin à l'époque, je n’avais aucuns amis et ne faisait rien d’autre que pratiquer. Et les appareils ont changé également et ça a modifié la donne pour tout le monde!

L. N. : Pourquoi avez-vous arrêté votre carrière de DJ? Est-ce un arrêt définitif?

G. C. P. : Je n’ai pas arrêté de jouer. À cause de la Covid, les DJ ont cessé de jouer naturellement; il n’y avait pas d'événements pour nous. Je me suis beaucoup plus concentré sur mon autre travail et cela m’a permis de comprendre pourquoi il y avait tant de choses qui n’y fonctionnaient pas. Comme j’ai arrêté mes activités de DJ, je ne dors plus à des heures tardives, je ne me réveille pas ivre. Psychologiquement, je ne suis plus dans une situation où je sais devoir aller jouer la nuit, je n’ai plus à me demander comment je vais jouer, par où je vais commencer, où je vais mener la foule.

Être un DJ n’a toujours été qu’unpasse-temps pour moi; j’ai toujours voulu être le meilleur dans ce que je faisais. Parfois je sais que je suis à l’affiche quelque part avec quel que soit le DJ et je me dis que je suis là pour détruire l’autre DJ. Même si je suis en face d’un DJ plus grand, plus populaire que moi, je sais que mon entrée en scène doit être la meilleure qui soit. Je suis très compétitif en ce sens, pas obsédé mais dans tout ce que j’entreprends, je suis en compétition avec ma performance d’avant. Lorsque je joue avec d’autres DJ, ce qui m’importe vraiment c’est de jouer mieux que la dernière fois que j’avais joué à cet événement précis, pas la gloire qu'offrent la foule et les commentaires. Et pour ceux qui comprennent vraiment, ce que je fais et comment je joue, est-ce que ces gens-là sont satisfaits? C'est vraiment ce qui importe pour moi.

Donc je n’ai pas cessé de jouer! J’ai réalisé que je pouvais être un meilleur atout à mon entreprise si je ne jouais pas comme DJ. J’ai simplement redirigé mon énergie au magasin et me suis mis à me poser les bonnes questions :Est-ce que nous sommes un meilleur magasin aujourd’hui, quels sont nos objectifs, est-ce qu’on atteint nos objectifs, quelles sont nos erreurs? Donc je me suis simplement mis à travailler plus.

L. N.: Quel a été votre plus grand accomplissement en tant que DJ jusqu'à date?

J’ai beaucoup voyagé en tant que DJ. J’ai rencontré tant de personnes. Être un DJ a changé ma vie. Être un DJ c’est ma vie. Les gens qui m’entourent, les relations que j’entretiens aujourd’hui, les choses que j’ai construites, les choses que j’ai achetées, les choses que j’ai perdues, les amis que j’ais, les choses que j’ai apprises, je dois tout à ce métier. Les relations que j’ai construites à partir de cette profession sont vraiment un énorme accomplissement pour moi.

Je peux fièrement dire que je suis l’un des tous premiers DJ à avoir joué très différemment pendant toute une ère. Les événements durant lesquels j’ai joué ont eu beaucoup de succès, pas par rapport à la quantité de personnes présentes mais parce que les gens se s’y sont amusés. Je m'évertue à ce que les gens s’amusent vraiment à mes événements.

- Quels sont vos plans pour l’avenir?

Mon rêve ultime serait d’avoir un bar, un beau bar ou un club quelque chose du genre. J’aurais adoré avoir ce genre d’espace. J’aimerais organiser des événements, être MC dans les événements. C’est drôle! Je veux tout! Je veux encore être DJ, je veux encore organiser des fêtes! Enfin je ne sais pas!

Soraya Louis




Articles connexes


Afficher plus [5339]