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La jeune poétesse haïtienneNitza Cavaliera remporté le prix « poète en herbe 2021 » en Guyane

La jeune poétesse haïtienneNitza Cavaliera remporté le prix « poète en herbe 2021 » en Guyane



La jeune poétesse haïtienneNitza Cavalier a remporté le prix « Poète en herbe 2021 » en Guyane avec son poème intitulé « Une fumée de mots ». Ce concours s’était déroulé sous le thème « écrire à la façon de René Maran ».

Depuis quelque temps la littérature est devenue le violon d’Ingres de Nitza Cavalier. La jeune poétesse a remporté le prix « Jeune écrivain guyanais 2020 » pour sa nouvelle « le corps d’une Amérindienne ». Elle a récidivé en force cette année en remportant le premier prix « Poète en herbe 2021 » du concours Temps des poètes. Ce concours organisé par la Collectivité territoriale de Guyane depuis quatre ans à mis à l’honneur l’écrivain guyanais René Maran, lauréat du prix Goncourt en 1921 pour son roman « Batouala ».

Dans ce poème « une fumée de mots » les ressentis, les douleurs de la jeune poétesse se dégagent en volute de fumée sur la page blanche. Le National publie le poème de la lauréate.

Une fumée de mots
Des mots cachés sous ma plume
jet d’encre de leurs douleurs
des mots partis en vapeur
dessins des courbes bâillonnées ligotées
complaintes de l’esclave moderne
des mots fissurés mutilés meurtris
dernier cri de désespoir.

Je n’écris plus
je fume.

Une bouffée de nostalgie sort de ma bouche
bouffée teinte de morts et d’enfer
derivières ensanglantées
de soleil ténèbreux
de pluie blessée
de larmes submergées d’effroi et de craintes
tableau chaotique de l’effort humain
peinture d’espoir noyé par la misère
fleuve agonisant
écho de munitions qui terrifient l’enfer.

Je n’écris plus
je fume.

Des mots éparpillés
distillés dans l’air
des mots fustibales
des mots éclairs
une course avec le temps
de gauche en gauche
une course contre les chaines
unecourse démesurée vers l’origine
l’Afrique.

Je n’écris plus
je fume.

Une bouffée de haine sort de ma bouche
une bouffée de haine mutante
de haine-amour
transmutationd’un peuple endiablé-transcendé
un peuple qui n’a plus peur.

Un jour ils comprendront
mes mots parlent en fumée
leurs mots partent en fumée.

Je n’écris plus
je fume
j’absorbe/
et je crache.

Schultz Laurent Junior




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