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Haïti / Manifestation Les protestataires continuent de réclamer le départ de Jovenel Moise

Haïti / Manifestation Les protestataires continuent de réclamer le départ de Jovenel Moise









À l’appel des différents partis de l’opposition, de milliers de manifestants ont foulés les rues de la capitale et des villes de province. Deux morts son à déplorer lors de cette journée de mobilisation.

La journée du 7 février ramène non seulement le 2e anniversaire de l’accession au pouvoir de Jovenel Moise, mais aussi le 33e anniversaire de la libération d’Haïti d’une dictature féroce instaurée par la famille des Duvalier. En cette occasion, le Premier ministre Jean Henry Céant avait invité le peuple haïtien à faire du 7 février, une journée de réflexion sur l’orientation à donner à ce pays. Mais les militants avaient un autre rendez-vous plus important, semble-t-il. Celui de fouler le macadam pour réclamer le départ de l’équipe en place et le jugement des dilapidateurs du fonds Petrocaribe.

Comme prévu, une foule de manifestants a déferlé dans les rues de la capitale durant la journée. La situation dans les villes de province n’était pas différente. Cette journée de mobilisation réussie a été plus ou moins pacifique, mais cela n’empêche que dans la majorité des cas, elle s’est quand même terminée sous une note négative. Car, des morts ont été enregistrés. Ce qui ne devrait être le cas dans une manifestation pacifique. À Mirebalais, une jeune fille a laissé sa peau, lors d’un petit affrontement entre manifestants et forces de l’ordre. Elle a été percutée par un camion, durant les moments de tensions qui ont aussi occasionné plusieurs blessés par balle.

Au niveau de la deuxième ville du pays, un mort et au moins cinq blessés ont été enregistrés. Aux Gonaïves, un étudiant a été blessé par balle. Il a reçu un projectile à la jambe, tiré par des forces de l’ordre. Plusieurs autres cas de blessures légères ont été répertoriés. À Port-au-Prince, notamment au niveau du Champ-de-Mars, la manifestation a été dispersée avec des bombes lacrymogènes. Et cette situation a causé une victime. Un jeune garçon a été blessé par balle. Ce qui avait créé une situation de panique et de tension.

7 février n’a jamais été un jour de congé, mais pourtant le pays était fermé en cette occasion. Rien, absolument rien n’a fonctionné. Que ce soit le secteur bancaire, les écoles, hôpitaux, le commerce (formel et informel), le secteur des services, etc. En attendant un bilan complet de la PNH, on doit signaler que plusieurs véhicules ont été incendiés. Les manifestants ont tenté de mettre le feu à plusieurs institutions publiques comme privées. Tout, pour exiger le départ de Jovenel Moise du pouvoir.

Pancartes en mains, les manifestants étaient dans les rues pour rechercher une solution à la décote de la gourde, et réclamer le procès attendu. Celui qui jugera et condamnera les dilapidateurs du fonds Petrocaribe destiné au développement d’Haïti. Avec des branches, des troncs d’arbres et des pneus enflammés, ils ont bloqué les artères stratégiques dans presque toutes les grandes villes du pays, empêchant ainsi toute tentative de circulation de la part des propriétaires de véhicules. Avec leurs slogans, les protestataires ne jurent que par le départ du chef de l’État. Ils annoncent la poursuite de la mobilisation jusqu’à gain de cause.

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