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L’économie haïtienne est en faillite

L’économie haïtienne est en faillite









Après les évènements des 6, 7 et 8 juillet 2018, l’économie haïtienne une fois de plus vient d’inscrire des dates difficiles dans son agenda. Il s’agit des 18, 19, 20 et 21 novembre 2018. Des dates pendant lesquelles, des mouvements sociaux entrepris par la population ont perturbé toutes les activités du pays. Des secteurs comme le commerce, l’hôtellerie et la restauration qui représentent une grande part dans la composition du PIB (produit intérieur brut) ont du mal à fonctionner durant ces jours de blocage. Selon l’avis de certains économistes, ces mouvements sociaux qui avaient duré quatre (4) jours dans plusieurs villes du pays auront des impacts négatifs sur l’économie.

L’économie haïtienne fait face à des problèmes divers. Vu qu’elle est faible, tout mouvement social sous forme de manifestations, grèves, catastrophes naturelles qu’a connues le pays affecte en grande pompe l’économie haïtienne. Et comme conséquence, ça engendre la pauvreté, l’inflation, etc.

D’après l’économiste et le spécialiste en développement, Benel St-Juste, après 4 jours fermés, l’économie haïtienne est à genoux. « Après deux catastrophes naturelles, soit les évènements des 6, 7 et 8 juillet 2018 et les jours de grève des 18, 19, 20 et 21 novembre de cette même année, notre économie est frappée de plein fouet par la crise sociopolitique que traverse le pays depuis des années », se fait croire l’économiste St-Juste en regrattant que ces genres de choses arrivent pendant qu’on a une croissance déjà trop faible pour combattre la pauvreté en Haïti et améliorer les conditions de vie de la population dans le pays. Ensuite, il avance pour dire que l’on n’a aucune chance d’enregistrer un taux de croissance positif cette année.

Pour l’économiste Eddy Labossière, à chaque fois que ces jours de perturbations arrivent, l’État et les institutions commerciales ont un manque à gagner. D’après lui, ces genres de panique font beaucoup de tort à l’économie tout en déclarant que ces trois jours de grève empêchent à des institutions comme la douane, la DGI de collecter ce qu’elle devrait collecter pour le trésor public. Il a également fait savoir que cela engendre une augmentation du taux de l’inflation et la monnaie nationale continue de perdre sa valeur. Et puisqu’on a une inflation énorme, annonce-t-il, la misère poursuit son petit chemin dans le pays.

Selon les dires de M. Labossière, pour résoudre le problème économique dans le pays, il faut d’abord résoudre les problèmes politiques. Et d’un autre côté, Eddy Labossière regrette que le président, dans son dernier message à la nation, n’ait pas mis l’accent sur le dossier Petrocaribe.

Peterson Jean Gilles



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