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Et si nos turbulences nous rendent plus pauvres !

Et si nos turbulences nous rendent plus pauvres !








Haïti vient de vivre, encore une fois, une semaine haute en turbulences politiques. Selon plus d’un, ce n’est ni la première voire la dernière de toute cette série d’instabilité qui caractérise la société. Cette cascade de turbulence n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays. Certains acteurs du système présentent un topo non moins encourageant.

Les turbulences politiques continuent de rendre la vie dure à l’économie haïtienne. Faible, petite, elle ne peut résister aux mouvements sociaux et autres impondérables. Tous les secteurs sont touchés, les finances publiques, le secteur privé, les ménages. Un grand coup pour le Produit intérieur brut donc la croissance visée par les autorités fiscales, à ce rythme, représente un rêve. Haïti atteindra-t-il les objectifs de développement durable (ODD) 1 et 8 ?

L’Association des industries d’Haïti (ADIH) exprime son désaccord face à la conjoncture politique qui mine l’économie du pays. L’ADIH, dans cette note signée de Georges B. Sassine, proteste énergiquement contre cette situation d’insécurité et de violence généralisée et prône un climat propice aux investissements dans la sécurité et la paix. En 8 points, ce groupe du secteur privé fait des recommandations et des exigences. L’ADIH, dans la note, déclare ce qui suit :

a) Le mandat des élus ne peut être raccourci ;

b) Le président est tenu de la bonne marche des institutions, selon les prescrits de la Constitution ;

c) Le Premier ministre doit poursuivre l’enquête du dossier Petro Caribe tout en ayant les coudées franches pour faire fonctionner l’État, selon le voeu de la Constitution. Il doit poser des actions concrètes et célères démontrant qu’il est absolument déterminé à changer un système de toute évidence, dysfonctionnel ;

d) Il est indispensable que le président s’entende avec le Premier ministre pour qu’il crée plus d’ouverture dans le gouvernement.

e) Il est aussi indispensable que le Parlement permette le fonctionnement de l’Exécutif sans pressions indues ;

f) L’ADIH exige que la contrebande et le pillage des fonds publics soient arrêtés ;

g) La Police nationale doit aussi avoir tout le support nécessaire pour accomplir sa mission. Les employés des institutions étatiques ne peuvent aucunement suivre les grèves ;

h) L’ADIH supporte et défendra farouchement la liberté d’expression et l’importance de la presse libre et les conquêtes de liberté citoyenne.

Depuis un certain temps, nous vivons l’émergence d’excès venant de certains médias par leur langage qui incite à la violence. Le Conseil national de Télécommunications (CONATEL), le gouvernement et la justice doivent prendre immédiatement les dispositions que de droit contre de tels acteurs. La violence, sous n’importe quelle forme, ne saurait être tolérée et leurs auteurs et ceux qui la prônent doivent être immédiatement punis.

L’administration publique, elle aussi, est victime des impacts négatifs des manifestations et grèves émaillées de violences. Selon un cadre de la Direction générale des impôts (DGI), les trois journées de grève peuvent être évaluées à un manque à gagner de plus d’un milliard de gourdes soit quatre mois de salaire pour une catégorie de fonctionnaires qui perçoit 25 mille gourdes.

Le directeur général de la Société nationale des parcs industriels (SONAPI) ne va pas par quatre chemins. « Ces situations font peur aux investisseurs ». Bernard José Schettini pense que les journées de grève ne sont pas la bonne option. Il prend comme indice les délais de livraison des commandes placées par les étrangers dans les usines haïtiennes. Pour le numéro 1 de la SONAPI, les exportations représentent une vraie source de revenus pour l’économie du pays. Toutefois, il encourage la création d’emplois comme un élément de solution pour diminuer les turbulences à longueur de journée. Il informe être en pourparlers avec bon nombre d’investisseurs taïwanais et autres sur l’installation d’éventuelles entreprises soit à Caracol ou au parc de Sonapi. Il est encore tôt pour les responsables des usines de sous-traitance d’évaluer l’impact des récentes perturbations politiques sur le secteur textile.

Haïti est toujours à l’avant-garde de la signature d’engagements internationaux. C’est le cas, par exemple, de l’atteinte des Objectifs de développement durable tant vanté par les Nations unies. Comment un pays comme Haïti, avec une croissance de 2 %, va-t-il pouvoir éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous à l’horizon 2030 ? Selon un document de référence des Nations Unies en Haïti, le cadre de Développement durable 2017-2021 « soutient Haïti dans son objectif d’atteindre le statut de pays émergent d’ici 2030 et d’accomplir les Objectifs de développement durable (ODD) »

Hansy Mars



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