S'identifier Contact Avis
 
29° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sports rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Quand le financement monétaire accélère la dépréciation de la gourde et l’inflation

Quand le financement monétaire accélère la dépréciation de la gourde et l’inflation








Pour l’exercice fiscal 2017-2018, le financement monétaire était estimé à 24 milliards de gourdes. Selon les propos du ministre de l’Économie et des Finances (MEF), Ronald Gray Décembre, « le financement monétaire a des impacts sur la dépréciation de la gourde et il permet aussi au taux d’inflation de croitre ».


Le financement monétaire consiste pour une banque centrale à financer directement le budget du gouvernement central. En Haïti, presque à chaque exercice fiscal, la Banque de la République d’Haïti (BRH) est obligée de financer les déficits budgétaires. Pour l’exercice 2017-2018, le financement monétaire s’élève à hauteur de 24 milliards de gourdes. Le ministre de l’Économie et des Finances, Ronald G. Décembre, intervenant récemment à l’émission Rendez-vous économique sur la télé Métropole, a fait savoir que le financement monétaire a une grande conséquence sur la dépréciation de la gourde et sur l’accélération de l’inflation.

Le titulaire du MEF croit que le déficit au niveau du solde de la balance des paiements chiffré à 168 millions de dollars fait partie des facteurs permettant de comprendre le problème du change. Aux dires de M. Décembre, pour l’année 2018, les importations des biens et services ont augmenté de 26 %, tandis que les exportations sont de 8.7 %. « Au cours de l’année 2018, les exportations ont atteint 1,1 milliard de dollars US, elles sont minces par rapport aux importations qui sont élevées à 5,5 milliards de dollars américains », a-t-il précisé.

En outre, il a affirmé que les transferts de la diaspora pour l’année 2018 sont estimés à hauteur de 3.7 milliards de dollars américains. Selon lui, les transferts en provenance de l’étranger jouent un grand rôle dans l’économie du pays. « Les transferts permettent d’avoir plus de devises qui peuvent aider à réduire le déficit de la balance commerciale », a soutenu M. Décembre.

Au cours de son intervention, M. Décembre pense qu’on devrait travailler pour la dynamisation de la richesse dans le pays. Le ministre de l’Économie et des Finances de Jean Henry Céant estime que le moment est venu de déployer les efforts pouvant permettre la dynamisation de la richesse dans le pays. Cependant, Ronald G. Décembre est conscient de la situation macroéconomique du pays qui se trouve dans un état lamentable. « Pendant les trois dernières années, la régularité macroéconomique n’a cessé d’être affectée par des évènements, notamment sociopolitique, climatique », a regretté le ministre Décembre, tout en précisant que le PIB à prix constant a atteint déjà les 13.6 milliards de gourdes contre les 13 milliards pour l’exercice précédent.

Par ailleurs, l’économiste Ronald G. Décembre a fait remarquer que les pertes concernant les produits pétroliers estimées à 16 milliards de gourdes et les grèves des agents douaniers ont fait perdre des millions de gourdes pour l’exercice 2017-2018.

Toujours selon le ministre de l’Économie, pour l’exercice 2017-2018, à travers les recettes douanières, l’État haïtien voulait collecter 99 milliards de gourdes, soit mensuellement 7 à 8 milliards de gourdes. Vu les mouvements de grèves des agents douaniers qui affectent en grande partie le rythme de croissance économique, seulement 78.9 milliards de gourdes ont été collectées.

Il faut souligner que pour l’exercice 2017-2018, on avait prévu un taux de croissance de 3.8 %, au cours de l’exercice, on l’avait réajusté 2.8 %, tandis que pour la fin de cet exercice, le taux de croissance atteint est de 1.5 %.

Cluford Dubois



Articles connexes


Afficher plus [2123]