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Le phénomène El Niño a causé une grande sécheresse dans plusieurs départements du pays au cours de l’année 2018

Le phénomène El Niño a causé une grande sécheresse dans plusieurs départements du pays au cours de l’année 2018



Le phénomène El Niño a causé une sécheresse dans de nombreux départements du pays en 2018, selon le dernier rapport de la Coordination nationale de la Sécurité alimentaire (CNSA). Ce phénomène a affecté la production des principales cultures maraîchères, notamment les céréales (maïs et sorgho) et les haricots, entrainant une baisse considérable de la production agricole.


El Niño est un phénomène climatique dont l’origine est assez mal connue. Durant l’année 2018, cet incident a occasionné une sécheresse ardue dans plusieurs départements du pays. Il a une grande conséquence sur le niveau de production des régions cultivables du pays. La production des céréales et les haricots a principalement connu une baisse considérable. « Ceci a engendré des pertes de revenus importantes pour les ménages vivant directement ou indirectement de l’agriculture. À cela s’ajoutent la hausse des prix en 2018 de plus de 9 % des denrées de base par rapport à 2017 et une inflation de 14,1 % en glissement annuel qui a amplement affecté le pouvoir d’achat des ménages et leur capacité d’avoir accès à la nourriture, spécialement pour les ménages les plus vulnérables », peut-on lire dans ce rapport.

La diminution de la capacité des ménages est la base des effets du phénomène El Niño. « Cette situation amenuise la capacité des ménages, notamment des plus pauvres à accéder à la nourriture et mène à la mise en place de stratégies d’adaptation négatives provoquant l’érosion de leurs moyens d’existence. Elle se traduit également par une prévalence de l’insécurité alimentaire aiguë et des taux élevés de malnutrition aiguë globale dans les zones analysées », a-t-on souligné.

Selon les données fournies dans ce rapport, les indicateurs collectés lors de l’ENSAN en 2018 montrent que près de 19.2 % de la population à une alimentation pauvre et 32.4 % une alimentation limitée. Cette situation réduit la capacité de consommation de la population. « Plus de la moitié de la population a employé des stratégies d’adaptation de crise et d’urgence (55.2 %) du point de vue de la Nutrition. Près de la moitié des zones analysées présentent des taux de Malnutrition aiguë globale (MAG) situant au seuil sérieux (10 %-14.9 %) selon le protocole IPC 3.0. Alors que les zones du département du Nord-Ouest HT02 et La Gonâve HT01 présentent des seuils de Malnutrition aiguë globale (MAG) critiques (15-29.9 %), les zones HT07 et HT08 de la Grand’Anse affichent des taux acceptables (< 5 %) », A-t-on fait remarquer.

Les évènements qui se sont survenus dans le pays durant les derniers mois ont affecté la situation de la sécurité alimentaire du pays pour l’année 2018

Au cours de l’année 2018, le pays a connu des évènements qui ont paralysé les activités économiques pendant plusieurs jours, notamment les émeutes du mois de juillet 2018. En effet, selon le dernier rapport de la CNSA, cet évènement a eu une conséquence néfaste sur la situation alimentaire de la population. « Les troubles sociopolitiques qu’a connus Haïti ces derniers mois ont également occasionné des ruptures d’approvisionnement dans la distribution et la hausse des prix des biens de base », a-t-on lu.

Enfin, le niveau de vulnérabilité structurelle du pays qui compte près de 25 % de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, a-t-on expliqué dans ce rapport. « C’est-à-dire qui ne disposent pas de ressources nécessaires leur permettant de satisfaire leurs besoins de base, ceci explique également que de nombreux ménages sont extrêmement sensibles au moindre choc (aléas climatiques, hausse des prix, pertes de récoltes) et sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire aiguë et nutritionnelle », a-t-on insisté.

Cluford Dubois




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