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Le prêt du FMI ne peut pas favoriser la croissance économique, selon des économistes

Le prêt du FMI ne peut pas favoriser la croissance économique, selon des économistes








Le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un prêt à Haïti de 229 millions de dollars américains à 0 pour cent d’intérêt sur trois ans. Suite à cette annonce par le Gouvernement haïtien, plusieurs économistes haïtiens, dont Jean Poincy et Camille Chalmers, ont déjà réagi, chacun dans leur sens. Pour ces deux économistes, ce montant ne va pas apporter grand-chose à la croissance économique du pays.

Dans l’idée de venir en aide à Haïti pour réduire la pauvreté, encourager la bonne gouvernance, relancer la croissance et stabiliser la situation économique du pays, le FMI donnera un prêt à Haïti de 229 millions dollars US sur trois ans, soit 76 millions tous les ans. Après la signature de cet accord entre l’État haïtien et le Fonds Monétaire International, plusieurs économistes haïtiens ont donné leur point de vue concernant ce prêt. Selon les économistes Camille Charlmers et Jean Poincy, ce montant est vraiment faible pour résoudre les problèmes économiques récurrents qui affectent le pays.

« Cette somme d’argent ne peut pas permettre au Gouvernement haïtien de venir en aide aux gens les plus démunis vivant dans les quartiers populeux. Le FMI n’a pas l’habitude d’octroyer des prêts pour mettre sur pied des programmes sociaux », a déclaré le professeur Jean Poincy lors d’une interview téléphonique accordée au journal « Le National ». Plus loin, l’ancien vice-recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH) a ajouté que ce prêt permettra au pouvoir en place de fonctionner.

« Peut-on assister la population haïtienne qui vit dans une misère atroce avec une telle somme d’argent ? », s’interroge le professeur, tout en ajoutant que l’administration Moïse/ Céant sera l’unique bénéficiaire de ce prêt. Il a également fait remarquer que ce montant ne peut pas supporter l’État haïtien dans la construction des infrastructures pouvant relancer des activités économiques.

Dans une entrevue accordée à la rédaction du journal « Le National », le socio-économiste, Camille Charlmers, se montre très pessimiste concernant les retombées du prêt de 229 millions de dollars accordé à Haïti par le FMI. Pour lui, cet emprunt du FMI à Haïti est conditionné. « Ce prêt ne va pas favoriser la croissance économique dans le pays. Cet argent entre dans le cadre d’une récompense politique à Haïti pour son dernier vote à l’OEA contre le régime vénézuélien actuel », a scandé l’économiste Charlmers.

Il a par ailleurs mentionné que ce prêt est accordé en dehors des normes. « Après le tremblement de terre de 2010, les grands donateurs d’Haïti ont conclu un accord pour que le gouvernement haïtien ne recevoive de prêt auprès des bailleurs de fonds avant dix ans », a-t-il rappelé.

Le taux d’inflation de 7% prévu par la BRH dans trois ans est impossible

Le gouverneur de la Banque Centrale, Jean Baden Dubois a annoncé, lors de sa participation à la conférence de presse, le vendredi 8 mars 2019, dans les locaux du ministère de l’Économie et des Finances(MEF), statuant sur le prêt de 229 millions US accordé par le Fonds monétaire international (FMI) sur trois ans, que ladite banque va travailler pour que le taux d’inflation atteigne 7%. En ce sens, il promet de mettre le cap sur l’assainissement des finances publiques et la stabilisation macroéconomique. « Cette stabilisation permettra de stopper la dépréciation de la gourde et stabiliser le change, pour qu’à la fin du programme de trois ans avec le FMI, le taux d’inflation passe de 15,6 à 7 % », a-t-il fait savoir.

Au cours de l’interview, l’économiste Jean Poincy croit que le taux d’inflation ne peut pas atteindre 7% pour les trois prochaines années. « Un taux d’inflation de 7% dans trois ans est impossible », a déclaré M. Poincy. Par contre, l’économiste n’est pas totalement pessimiste concernant le taux d’inflation révisé dans les prochaines années. « Pour diminuer le taux d’inflation, le Gouvernement doit opter pour la valorisation de la production nationale », estime l’ancien vice-recteur de l’UEH.

Cluford Dubois



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