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OJUPS : le développement endogène d’Haïti est possible

OJUPS : le développement endogène d’Haïti est possible








Dans l’objectif d’inciter la jeunesse haïtienne à s’impliquer davantage dans le processus de développement du pays, l’Organisation des jeunes universitaires pour la promotion du savoir (OJUPS) a organisé, le 2 avril 2019, dans les locaux de l’Académie nationale diplomatique et consulaire (ANDC) une conférence-débat, sous le thème « Le développement endogène d’Haïti, utopie ou réalité ».

Au moment de sa campagne électorale, le président Jovenel Moïse s’était particulièrement accentué sur le développement endogène du pays. Pour les étudiants de l’ANDC, c’est un projet tout à fait possible. En ce sens, l’organisation des jeunes universitaires pour la promotion du savoir a organisé une conférence-débat autour du thème « le développement endogène d’Haïti, utopie ou réalité ».

Le coordonnateur général de l’OJUPS, Wilson Pierre, se dit satisfait de la participation des jeunes à cette conférence. Pour lui, les jeunes du pays doivent jouer leur rôle dans le développement du pays. « Les jeunes doivent se mettre ensemble pour organiser des forums, des conférences afin d’exposer et partager leurs points de vue. Nous devons soumettre des propositions viables en guise de perspectives de reconstruction et de développement du pays », a déclaré l’étudiant en diplomatie et en relation internationale à l’ANDC.

Plus loin, il invite le peuple haïtien à s’engager dans le développement endogène du pays. Aux dires du jeune Wilson Pierre, le développement endogène du pays est possible. Pour propulser ce développement, M. Pierre appelle tous les secteurs de la vie nationale à prendre la voix du dialogue initié par le chef d’État haïtien. « Développer d’Haïti n’est ni question de l’Amérique du Nord ni d’Europe de l’Ouest, ceux avec qui on entreprend des relations économiques, politiques et sociales », a cru M. Pierre.

Ces derniers temps, l’homme d’affaires, Reginald Boulos, est très remarqué dans les différentes activités du pays. Participant en tant qu’intervenant à la conférence de l’OJUPS, Dr Boulos s’est montré très critique quant à la passivité de l’État haïtien qui, selon lui, ne fait rien pour créer des conditions afin de rendre effectif le développement endogène du pays. « La division et l’inclusion sociale sont les principales contraintes au développement endogène d’Haïti », a fait remarquer l’homme d’affaires, tout en exhortant les autorités à réviser leur stratégie de mise oeuvre dans ce projet. À cet effet, M. Boulos a fait un ensemble de propositions sur une possibilité du développement endogène de la première République noire indépendante du monde. L’État droit travailler, estime-t-il, pour le développement des axes importants du pays, à savoir l’agriculture, le tourisme, l’artisanat et autres.

« Il faut qu’il y ait des programmes pour assister les techniciens agricoles haïtiens, permettre aux micros, petites et moyennes entreprises d’avoir accès aux crédits et de rénover les sites touristiques du pays. », recommande l’homme d’affaires, soulignant que la majorité des pays qui arrivent à se développer ont mis l’accent sur ces axes. « Sur une durée de 5 ans, on peut mettre 500 mille paysans haïtiens au travail », croit Reginald Boulos.

Il a en outre affirmé que la création des MPME peut contribuer à l’augmentation de la croissance économique. « L’État doit accompagner les jeunes entrepreneurs », exige le millionnaire. Il a, par ailleurs, invité les jeunes du pays à prendre le destin du pays en main. Car, dit-il, la participation de la jeunesse dans les affaires du pays pouvant permettre de combattre la corruption, la contrebande et autres. « Le pays perd plus de 450 millions de dollars américains sur nos frontières tous les ans », a révélé l’homme d’affaires.

Cluford Dubois



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