S'identifier Contact Avis
 
25.11° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
Détérioration de l’économie : les parlementaires sont aussi responsables, selon Fritz Jean

Détérioration de l’économie : les parlementaires sont aussi responsables, selon Fritz Jean








« Le pays n’a pas un problème de politique monétaire, le problème est plutôt économique », a déclaré l’ancien gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Fritz Jean. M. Jean a aussi fait savoir que les parlementaires sont aussi responsables de la détérioration de l’économie du pays.

La situation économique du pays interpelle plus d’un. Invité à la cérémonie de la remise de médaille organisée par le YMCA, le samedi 6 avril 2019, à l’hôtel Villa Thérèse, l’économiste Fritz Jean a fait part de sa préoccupation vis-à-vis de l’état actuel de l’économie nationale. L’ancien gouverneur de la Banque centrale croit que le problème auquel est confronté le pays est d’ordre économique. « Il faut qu’il y’ait une harmonisation entre la politique monétaire et la politique fiscale, a exhorté, M. Jean, lors d’une entrevue accordée au journal Le National. « La BRH à elle seule ne peut pas résoudre le problème de la dépréciation de la gourde et l’accélération du taux de l’inflation », ajoute-t-il.

Concernant la note de la Banque Centrale sur la politique monétaire pour la première période de l’année fiscale 2019 présentant l’état de l’économie du pays,M. Jean a donné son point de vue. Pour l’économiste Fritz Jean, les chiffres disponibles dans cette note ne doivent étonner quiconque. Car, avance-t-il, le pays a récemment connu des jours noirs. « Les activités économiques étaient dysfonctionnelles pendant plusieurs jours. La douane qui est la plus importante source en matière de revenus pour répondre aux besoins fiscaux n’était pas épargnée », a fait remarquer Fritz Jean, soulignant que l’État haïtien n’arrive même pas à collecter les recettes envisagées.

L’ancien numéro 1 de la Banque centrale a, par ailleurs, déclaré que cette situation va augmenter le déficit budgétaire. Et, pour le premier trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019, le déficit budgétaire a déjà avoisiné plus de 10 milliards de gourdes. D’après Fritz Jean, on est sur le point de terminer cet exercice avec un déficit de 40 milliards de gourdes. « Un tel déficit va provoquer davantage l’accélération du taux d’inflation et la décote exagérée de la monnaie locale, a-t-il soutenu. Les prix des produits ne cessent de grimper dans le pays», a insisté l’économiste tout en faisant remarquer que 70 % des produits consommés sont importés. Pour faire face à tous ces problèmes, M. Jean invite l’État central à réviser sa stratégie économique. En ce sens, il plaide pour un environnement économique sain devant permettre la valorisation de la production locale.

Fritz Jean s’en prend aux parlementaires haïtiens

Pendant ces derniers jours, les parlementaires sont très décriés par la population haïtienne. Ces derniers, selon une couche de la population, sont impliqués dans tous les scandales de corruption. En effet, au cours de cette semaine dans une lettre circulant sur les réseaux sociaux on a relevé que les députés ont utilisé, d’octobre 2018 à janvier 2019, 77 millions de gourdes pour l’organisation des buffets. Un montant qui, selon plus d’un, est très élevé vu l’état actuel de l’économie du pays.

Au cours de l’interview, l’ancien gouverneur BRH, Fritz Jean, s’est montré très critique quant aux parlementaires. Pour lui, ces derniers sont aussi responsables de la situation « délicate » dans laquelle se trouve l’économie haïtienne en ce moment. Si l’on croit ses propos, les parlementaires sont à la base de la mauvaise utilisation de certains fonds par le pouvoir central. « Ils ont souvent exigé le décaissement des fonds en leur faveur. C’est un véritable désordre pour l’économie du pays », scande-t-il. Et, ce qui est plus triste, c’est qu’il est difficile de les stopper avec ce système hautement politique », conclut l’économiste.

Cluford Dubois



Articles connexes


Afficher plus [2285]