S'identifier Contact Avis
 
25.77° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video
« La libéralisation va aider à court terme »

« La libéralisation va aider à court terme »








Dans une lettre adressée aux compagnies pétrolières par le directeur général du BMPAD, Ignace St Fleur, le 15 mars 2019, le BMPAD annonce la libéralisation du marché de la commande des produits pétroliers. L’économiste et maitre en politiques publiques, Éric Rolex Joseph, ne croit pas que les nouvelles mesures annoncées par les autorités de l’État puissent pallier ces problèmes énergétiques dans le pays. Pour lui, la crise énergétique ne fait que commencer.

Le problème du carburant continue d’alimenter les débats. La rareté de cette ressource se fait rare à des moments réguliers dans le pays. Le Bureau de monétisation du programme d’aide au développement (BMPAD), chargé des commandes d’importation des produits pétroliers, a changé les règles. Il a légué ce droit aux importateurs privés de la place. Cette décision, quoique voulue auparavant par certains opérateurs, ne fait pas unanimité. Le BMPAD annonce que, désormais, il s’occupera - des appels d’offres - de la disponibilité des carburants – du contrôle de qualité.

L’économiste Éric Rolex Joseph lance un cri d’alarme. « Haïti a besoin d’une nouvelle politique énergétique. Une politique qui prendrait en compte toutes les ressources disponibles et les exigences du développement durable », croit-il. Selon l’économiste, avant cette nouvelle libéralisation annoncée récemment, l’État devrait établir un cadre légal clairement défini et une réorganisation des institutions char¬gées du contrôle et de la supervision du secteur. Ce faisant, d’après Éric Joseph, il aurait empêché la mauvaise pratique de surfacturation des acteurs du système. Il est clair, dit-il, que la libéralisation va aider à court terme.

« Sur le long terme, le pays va per¬dre beaucoup d’argent. Les patrons du secteur privé vont vraiment se ré¬galer » se désole Éric Rolex Joseph. Une telle puissance entre les mains de quelques-uns veut dire beaucoup. Le sérieux de la situation et l’urgence des problèmes demandent une mise en route d’une solution concertée, harmonieuse entre l’État et le secteur privé, estime-t-il, capable de réduire ce sentiment d’injustice chez la popu¬lation.

Sans aucune analyse de l’impact de cette mesure sur l’économie, il a peur que le pays sombre dans une catas¬trophe. « Ce drame de rareté de car¬burant a donc mis à nu la faiblesse de l’État, et l’incompétence de nos policymakers », affirme Éric Rolex Joseph. Il estime que des interven¬tions aussi stratégiques et politique¬ment sensibles méritent de suivre un processus minutieux de recherche, de consultation et d’évaluation.

Il conseille, entre autres - l’élaboration et l’implémentation d’une bonne poli¬tique publique – tout en exigeant une rigueur méthodologique. Elles suiv¬ent des normes et se font en se basant sur de longues études et de recherche. La bonne gouvernance, et la prise de décisions basées sur des données ne doivent pas être des concepts pure¬ment théoriques.

Hansy Mars



Articles connexes


Afficher plus [2285]