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MADECTH plaide pour une éco-citoyenneté responsable

MADECTH plaide pour une éco-citoyenneté responsable








Dans une perspective de relance des activités du projet Café-Vert, lancé depuis le 4 mai, de concert avec l’Université Notre-Dame d’Haïti (UNDH), et en prélude à la Journée mondiale de l’environnement tous les 5 juin, le Mouvement d’appui pour le développement des collectivités territoriales haïtiennes (MADECTH) organisera, le samedi 1er juin 2019, sa 4ème sortie écologique à Wynne Farm, Kenscoff.

Après les communes de Jacmel, de Saut-d’Eau, le Mouvement d’appui pour le développement des collectivités territoriales haïtiennes (MADECTH) met le cap sur la commune Kenscoff pour organiser sa 4ème sortie éco-touristique visant à mieux comprendre la biodiversité et à poser la problématique de l’environnement.

À travers cette sortie qui s’inscrit dans le cadre du projet Café-Vert, les responsables de cette activité entendent sensibiliser et engager de manière exponentielle des citoyens pour une action juste, intégrée et partagée de tous pour un environnement vivable et favorable au développement durable. Visite guidée, projection de film et conférence-débat sur des thématiques liées à l’environnement constitueront le menu de cette journée, déclare le président du MADECTH, Therno N. Alisthène Senelus, dans un entretien mardi 7 mai 2019, précisant qu’au sein de cette organisation composée des ressources humaines qualifiées, ils s’engagent pour mener à bien les actions du projet Café-Vert autour du slogan : observer-penser-agir.

L’environnement, selon l’homme vert Therno Senelus, représente le support de toute croissance économique et que la qualité de l’environnement influence directement sur la qualité de la vie. Vu la dégradation de l’environnement haïtien hypothéquant le développement durable du pays, le 1er responsable du MADECTH estime qu’il est impératif pour l’État de prendre des mesures appropriées pour la sauvegarde et la protection de l’environnement.

« Une protection adéquate de l’environnement est essentielle au bien-être de l’individu ainsi qu’à la jouissance de ses droits fondamentaux y compris du droit à l’amélioration de son cadre de vie. Ainsi, est-il du devoir de l’État de promouvoir sur tout le territoire national l’éducation écologique tout en permettant un meilleur accès des citoyens à l’information y relative afin qu’ils puissent participer aux décisions qui ont des incidences sur l’environnement et le développement durable », avance le diplômé en Sciences du Développement.

Toutefois, il pense qu’une bonne gouvernance environnementale avec l’intégration et la participation de l’État, des collectivités territoriales et de la société civile est un important instrument permettant de lutter contre la dégradation du cadre de vie, la misère et la pauvreté.

Quid des forêts en Haïti ?

Citant une étude relative aux forêts, le journaliste spécialisé en développement durable révèle qu’Haïti n’a que 0,32 % de forêts, ce qui représente 85 km2 sur 27 750 km2. Alors qu’en 1988, la couverture forestière était de 4,4 %.

De plus, les chiffres montrent que la forêt des 2 parcs nationaux haïtiens, à savoir Pic Macaya et La Visite, ont considérablement disparu en 35 ans à 75 %. D’après les explications rapportées par le biologiste du Temple University, Blair Hedges, parmi les 50 plus hauts sommets conservées en 1988, seulement 8 sont restés vierges. Face à cette situation, en se référant aux chiffres de cette étude, Therno Sénélus affirme qu’Haïti ne possèdera plus de forêts en 2036, si rien n’est fait par les acteurs.

Selon le journaliste, l’écocitoyenneté est l’élément fondamental pour sensibiliser la population sur la problématique de l’environnement, de l’éducation relative à l’environnement, de la biodiversité, des changements climatiques et du développement durable. En se référant au décret du 26 janvier 2006 portant sur la Gestion de l’environnement et de régulation de la conduite des citoyens et citoyennes pour un développement durable, M. Sénélus croit qu’il est un impératif pour l’État et la société civile d’appliquer l’article 75 de ce décret relatif à l’insertion d’un cours sur l’Éducation relative à l’environnement comme matière obligatoire à tous les niveaux d’enseignements du système national d’éducation.

De leur côté, les médias privés consacreront gratuitement au moins 6/10 % de leurs programmations à des plages de grandes écoutes à la diffusion des messages appropriés d’éducation et de sensibilisation à la protection de l’environnement. De leur côté, les médias publics consacreront dans les mêmes termes au moins 3 % de leurs programmations, conclut l’article 75.

Peterson Jean Gilles



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