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L’absence d’un gouvernement légitime a fait beaucoup

L’absence d’un gouvernement légitime a fait beaucoup








L’absence d’un gouvernement légitime dans le pays a de grandes répercussions sur la vie de la population, pour la grande majorité. Le secteur économique fonctionne au ralenti. Et, les bailleurs étrangers, de leurs côtés, se font de plus en plus rares.

Après la démission du notaire Jean-Henry Céant à la tête de la Primature, le président de la République a fait le choix du ministre de la Culture et de la Communication démissionnaire, Jean Michel Lapin, pour liquider de manière intérimaire les affaires courantes. Selon les prescrits de la Constitution de 1987 amendée, le Premier ministre par intérim doit passer un mois au plus à la tête du gouvernement pour liquider les affaires courantes. Entre les échecs enregistrés dans le processus de ratification de l’énoncé de la politique générale du Premier ministre nommé, Jean Michel Lapin, et sa présence à la tête du gouvernement ad intérim qui dépasse la normale sont, de l’avis de plus d’un, à la base de cette circonstance.

De ce fait, l’actuel gouvernement est illégitime. Ce gouvernement n’est pas habilité à prendre une décision importante dans le pays sur le plan macro-économique et pallier, entre autres, cette situation à laquelle fait face l’économie haïtienne. Pour l’heure, certains bailleurs internationaux, notamment l’Union européenne (UE), commencent à poser des conditions pour débloquer certains fonds pour Haïti. En effet, l’ambassadeur de l’UE en Haïti, Vincent Degert, a déclaré que sans un cadre macro-économique transparent, il n’y aura aucun appui budgétaire pour Haïti pour cet exercice fiscal.

Pour une frange de la population, le gouvernement démissionnaire ne peut assurer aucune transparence, en ce sens. De ce fait, l’UE estime que la mise en place d’un gouvernement est une nécessité pour le pays marqué principalement par la dégradation de la situation économique, la recrudescence de l’insécurité, les troubles sociaux, la violation des droits, entre autres.

Les responsables du Fonds monétaire international (FMI), de leur côté, en absence d’un gouvernement légitime, ont gelé l’accord de prêt de 229 millions de dollars américains signé en mars entre l’État haïtien et le FMI. Pour la réactivation de cet accord, le FMI exige l’installation d’un gouvernement sanctionné par le Parlement haïtien et le dépôt du projet de budget pour l’exercice fiscal en cours.

On est à la deuxième période de l’exercice fiscal 2018-2019, mais le budget rectificatif 2017-2018 est toujours d’actualité

Le pays fonctionne à présent avec un budget rectifié élaboré par le gouvernement de Jack Guy Lafontant. Ce budget ne tient pas compte de la réalité actuelle du pays. Vu la conjoncture, l’on risque de se retrouver à la fin de l’exercice 2018-2019 avec le budget rectificatif de M. Lafontant.

Lors de la célébration du 5e anniversaire de la Direction générale du budget (DGB), le directeur de ladite institution, Jean Michel Silin, a fait savoir que le budget 2018-2019 est fin prêt pour être acheminé au Parlement haïtien. Toujours est-il que sans la ratification de M. Lapin, le projet de loi de finances ne peut pas parvenir et se soumettre à l’évaluation du Grand Corps. « Le vote de l’énoncé de la politique générale du Premier ministre nommé est une nécessité pour aboutir au dépôt de ce projet de loi », a-t-il persisté.

Le taux de change et l’inflation ne cessent d’accélérer, le gouvernement démissionnaire est impuissant

La dépréciation « vertigineuse » de la gourde face au dollar américain continue de faire son chemin. Pour ce mercredi 29 mai 2019, il faut 93 gourdes pour un dollar. Toutefois, il importe de rappeler que sous le gouvernement de Jean-Henry Céant, le dollar s’échangeait à 83 gourdes. Soulignons aussi que l’inflation est toujours en mode galopant. Selon l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), pour le mois d’avril, le taux d’inflation a atteint la barre des 17,7 %.

Cluford Dubois



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