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La mauvaise gouvernance des dirigeants haïtiens entrave le développement d’Haïti, affirme l’Ing en développement Sara Cadet

La mauvaise gouvernance des dirigeants haïtiens entrave le développement d’Haïti, affirme l’Ing en développement Sara Cadet








Haïti, le premier pays noir indépendant du monde qui avait impressionné l’humanité dans les années antérieures, est, depuis des décennies, selon le diplômé en Sciences de Développement, Sara Cadet, trainé dans la boue par ses dirigeants à cause de la mauvaise gouvernance. L’absence d’investissements publics, la corruption qui poursuit son petit chemin dans des institutions publiques ajouté aux parlementaires qui n’effectuent pas leur travail de contrôle entravent le bon fonctionnement du pays qui est indépendant depuis le 1er janvier 1804, dit-il lors d’une entrevue tout en plaidant en faveur d’une politique de bonne gouvernance.

Pour expliquer le concept « Bonne Gouvernance », le natif de Jean-Rabel se réfère à l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) pour dire que la bonne gouvernance est un système qui « aide à renforcer la démocratie et les droits de l’Homme, à promouvoir la prospérité et la cohésion sociale, à réduire la pauvreté, à soutenir la protection de l’environnement et l’utilisation des ressources naturelles et à renforcer la confiance publique dans l’action et l’administration de l’État ». Suivant cette définition, ce dernier croit que ce concept n’existe pas encore pour les dirigeants haïtiens. Car, après 215 ans d’indépendance, Haïti est toujours en panne de progrès.

« En matière de santé, d’éducation, d’agriculture, d’électricité, d’économie, d’énergie, d’infrastructures routières et autres, on est très loin d’être un pays émergent, alors que chaque année, de fortes sommes d’argent sont toujours budgétisées dans des ministères au profit de ces secteurs cités », martèle-t-il.

En outre, Sara Cadet fait savoir qu’à travers la Constitution haïtienne du 29 mars 1987, un ensemble de mesures ont été élaborées dans l’idée de constituer une nation haïtienne socialement juste économiquement libre et politiquement indépendante, d’un côté, et de l’autre côté, d’instaurer un régime gouvernemental basé sur les libertés fondamentales et le respect des droits humains, la paix sociale, l’équité économique, la concertation et la participation de toute la population aux grandes décisions engageant la vie nationale, par une décentralisation effective. Alors, considérant les conditions infrahumaines dans lesquelles la population vit, après 32 ans de proclamation de cette constitution, le professionnel en Sciences de Développement tient à souligner que ces mesures sont appliquées à 10 %, car dans tous les domaines cités au-dessus, Haïti est toujours mal classée.

De plus, l’écologiste Cadet passe en revue les trois (3) pouvoirs du pays, à savoir, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. « Le pouvoir exécutif qui est placé pour prendre et faire appliquer de bonnes mesures permettant d’atteindre le stade du progrès, pratique de préférence la mauvaise gouvernance et la corruption en connivence avec des particuliers pour détourner des fonds publics dans des programmes bidon », a déclaré l’homme vert Sara Cadet.

Quant au pouvoir législatif, le jeune engagé dit que ce pouvoir ne joue pas son rôle de contrôle réellement. « Au lieu de légiférer, les parlementaires se convertissent plutôt en tant qu’agents de développement et empêchent même les maires d’effectuer leur attribution dans leur collectivité. Ils partagent plusieurs institutions étatiques et ils sont partout à travers des ministères et des directions générales pour faire passer des projets qui, fort souvent, vont à l’encontre de la population ». Une pratique qui, selon lui, enterre la population dans la misère. Alors, avec ce genre de comportement de nos parlementaires, M. Cadet s’interroge pour dire comment la décentralisation peut-elle être effective ? Et quand la population connaîtra-t-elle un vent de changement ?

En ce qui a trait au pouvoir judiciaire, puisque les juges sont nommés par le président de la République, dans ses déclarations, c’est que le pouvoir judiciaire n’est pas vraiment indépendant pour effectuer son attribution.

Pour développer Haïti, il faut passer par la bonne gouvernance

Le concept de « bonne gouvernance » est né des sciences économiques et administratives anglo-saxonnes. Il s’est imposé au cours des années 1990, sous l’égide de la Banque mondiale (BM), en tant que vecteur indispensable d’une politique de développement cohérente et efficace.

Ce terme désigne un ensemble de décisions, de règles et de pratiques visant à assurer le fonctionnement optimal d’une organisation, ainsi que les organes structurels chargés de formuler ces décisions, règles et pratiques, de les mettre en œuvre et d’en assurer le contrôle. Quel que soit le domaine d’application, la bonne gouvernance repose sur 4 principes fondamentaux qui sont : responsabilité, transparence, état de droit et participation.

Alors, à partir de ces précisions fournies, le coordonnateur national du Mouvement d’appui pour le développement des collectivités territoriales haïtiennes (MADECTH) conclut pour dire que pour qu’Haïti puisse atteindre le stade du progrès, l’accent doit être mis sur la bonne gouvernance et il faut avoir la primauté du droit.

« L’État haïtien doit travailler pour définir une stratégie pour que la bonne gouvernance soit profitable à la population et des moyens de sa mise en œuvre. Puis, identifier des risques, mise en place et évaluation de leur gestion ; utiliser les ressources en responsabilité ; respecter les intérêts des parties prenantes et prises en compte de leurs points de vue dans la conduite dans cette stratégie. C’est-à-dire améliorer les conditions, cadres sociales et économiques au service du développement durable, de la lutte contre la pauvreté et de la sécurité humaine ».

Peterson Jean Gilles



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