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La Direction de l’inspection fiscale demande à l’État central d’augmenter les prix du pétrole sur le marché local

La Direction de l’inspection fiscale demande à l’État central d’augmenter les prix du pétrole sur le marché local








Dans un rapport publié au cours du mois de mai par la Direction de l’inspection fiscale au sein du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), on a révélé que maintenant l’État central n’est pas en mesure de rembourser les compagnies pétrolières. Pour pallier cette situation, ce rapport recommande au pouvoir d’augmenter le prix de l’essence sur le marché local. « Il faut que l’État agisse sur le prix des produits pétroliers », a-t-on recommandé.

Dans une correspondance envoyée au ministre de l’Économie et des Finances démissionnaire (MEF), Ronald G. Décembre, six compagnies pétrolières, à savoir Kimazou, Bandari Haïti S.A, CapInvest, Dinasa, Sol Haïti et DNC, ont informé qu’elles ne seront bientôt plus en mesure d’assurer l’approvisionnement des carburants en Haïti, à « cause de l’appauvrissement de leurs trésoreries résultant du non-paiement des taxes à rembourser par le Trésor public ». « Aujourd’hui, notre industrie prévoit qu’elle n’aura plus les ressources financières pour ravitailler le marché dans les semaines à venir. Il est donc de notre devoir de vous informer de l’urgence de cette situation alarmante », écrivent ces compagnies à l’attention du MEF. Une situation qui est due, explique le rapport de la direction de l’inspection fiscale, à l’incapacité financière du pouvoir en place.

Pour expliquer ce problème, dans ce bulletin, cet organe du MEF a présenté le manque à gagner auquel fait face l’État central concernant l’essence à la pompe comme cause principale. « Le gouvernement n’est plus en mesure de payer ses dettes. Il n’est pas non plus en mesure de subventionner les prix du carburant à la pompe, en raison du manque à gagner résultant de la non-perception des taxes », peut-on lire dans ce rapport.

En outre, d’après les données disponibles dans le rapport, l’État a déjà remboursé aux compagnies pétrolières locales une dette de 14,7 milliards de subventions au 31 avril (les compagnies assurant la subvention avant de se faire rembourser). Cela n’empêche pas que l’État a des dettes envers les compagnies pétrolières évoluant dans le pays. « Du 31 avril au 10 mai 2019, une nouvelle dette s’élève déjà à 8,7 milliards de gourdes, un montant que l’État haïtien doit rembourser pour permettre l’importation de l’essence sur le marché local », a-t-on relaté dans ce document. Il importe de souligner que ce déficit est de plus de 750 millions de dollars américains.

Pour sortir de cette situation, la direction de l’inspection fiscale du MEF croit que la solution possible est d’intervenir sur les prix des produits pétroliers sur le marché haïtien.

« Il faut que l’État agisse sur le prix des produits pétroliers (réduction de la subvention à la pompe) pour empêcher une situation de pénurie et l’augmentation du déficit qui s’élève à plusieurs milliers de gourdes en raison du manque à gagner », a-t-on recommandé. Une décision selon plus d’un, parait difficile vu la perte de confiance de ce gouvernement.

À en croire ce rapport, le prix pratiqué sur le gallon de l’essence en Haïti restait inférieur à celui de la région. « En Haïti, le gallon d’essence se vend US 2,48 dollars et celui de diesel US 1.98 dollars, ce même carburant se vend en République dominicaine respectivement US 4,72 dollars et US 3,64 dollars, à Trinidad et Tobago (pays producteur de pétrole) l’essence se vend US 1.98 $ et le diesel US 3.22 dollars », lit-on.

Rappelons qu’en juillet 2018, le gouvernement Lafontant avait fait le choix d’augmenter les prix de l’essence à la pompe. Une décision qui allait créer le chaos. En effet, plusieurs magasins, super marchés ont été vandalisés. Et il a provoqué la chute du gouvernement de l’époque.

Cluford Dubois



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