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L’entreprise, en plus de faire de l’argent, a une responsabilité sociale

L’entreprise, en plus de faire de l’argent, a une responsabilité sociale








Selon l’économiste Kesner Pharel, l’entreprise n’a pas seulement pour mission de faire de l’argent. « Elle a également une responsabilité sociale », dit-il, en apportant un support à la communauté dans laquelle elle évolue. Et, face à cette recrudescence de l’insécurité, il croit que le pays va avoir besoin de la valeur partagée pour construire la paix.

Kesner Pharel, dans son émission « Investir » en date du 9 juin 2019 a indiqué : une entreprise qui nie sa responsabilité sociale, va dépenser davantage pour assurer la protection de son environnement physique. Et, il a pris en exemple certaines entreprises haïtiennes, qui, pour se protéger, élèvent de très grands murs sur leur façade. Pourtant, l’entreprise, selon lui à un rôle plus que citoyen, plus que philanthropique. Les entreprises doivent, selon lui, s’intégrer dans la communauté en s’impliquant dans des choses comme une éducation de qualité.

L’on constate depuis un certain temps, un effort consenti par le secteur privé des affaires qui veut sortir de l’ombre un peu en s’impliquant dans la politique. Certains croient que c’est une bonne chose d’autres, sont encore sceptiques à ce sujet. Pour l’économiste, ce sera excellent si ces membres du secteur privé des affaires changent de comportement et se battent contre les inégalités sociales. Ils se doivent de regarder la communauté, car, si elle ne va pas bien, cela va affecter négativement leurs entreprises. Toutefois, M. Pharel craint un retour aux comportements d’avant, oubliant toute responsabilité sociale de l’entreprise.

Face à la situation sécuritaire qui se dégrade dans le pays, l’économiste croit qu’on va avoir besoin de ce concept dans le pays : la valeur partagée, pour construire la paix. Au sein d’une entreprise, la création de la valeur partagée, la justice, la santé pour tous, la paix économique, le développement durable, l’égalité, l’autonomie, sont entre autres les éléments importants à considérer.

Le pays, dit-il, est détruit et pour le reconstruire, outre les élections il va nous falloir de nouveaux comportements de la part de nos acteurs politiques. Les deux rapports sur les fonds Petrocaribe, laisse-t-il entendre, montrent que nous n’avons pas bien géré le pays sur le plan financier. En ce sens, il appelle à la participation citoyenne dans les affaires étatiques en parlant de : démocratie participative. Selon lui, le rapport a mis à nu ceux qui sont censés représenter le peuple. « La démocratie représentative a échoué », affirme-t-il.

« Exiger des comptes sur le fonds Petrocaribe, oui, mais sans résoudre les problèmes structurels, c’est ne pas atteindre les résultats que nous cherchons », soutient Kesner Pharel. À cet effet, il faut souligner, certaines internautes et manifestants qui ont foulé le macadam, le dimanche 9 juin 2019, ont plaidé pour un changement radical du système. Il croit que la paix que nous voulons construire dans ce pays doit passer par la bonne gouvernance économique (financière). Pour lui, certains piliers sont essentiels pour la paix positive.

La paix positive, selon grainedepaix.org, est un état où figure « la coopération, une vie à l’abri de la peur, du besoin et de l’exploitation, la croissance et le développement économique, l’égalité et la justice, le pluralisme et le dynamisme et où la violence est moindre, mais pas absente.

M. Pharel plaide pour « un faible niveau de corruption ». Il dit donner son plein support au mouvement petrochallenge tout en croyant qu’il est nécessaire, mais pas suffisant. « La corruption c’est le plus grand mal qui puisse se retrouver dans un pays pauvre », affirme-t-il plaidant pour sa réduction.

« Le respect des droits et des biens d’autrui. On doit arrêter cette tendance à tout casser au passage, lance-t-il. En ce sens, il fustige les jeunes étudiants qui mettent le feu aux voitures de l’État. « Tu penses que l’État a perdu, mais c’est toi l’État », s’interroge-t-il.

« La bonne circulation de l’information ». Selon, le PDG du Group Croissance, l’information ne peut pas rester concentrer quelque part. Il faut que cela puisse circuler, sur les réseaux sociaux et partout. « Bonne relation avec les pays voisins ». La guerre ou des chocs entre deux pays voisins découragent le développement, affirme-t-il. « Niveau élevé de capital humain ». Il a indiqué qu’il faut investir dans la santé, la sécurité des employés.

M. Pharel croit qu’il faut une distribution plus équitable des ressources. Trop d’argent est concentré dans le département de l’Ouest, répète-t-il, où près de 40 % de la population de la population y vit. Et comme résultat, résume-t-il, un gros bidonville.

Il croit qu’on doit améliorer l’environnement des affaires pour que l’économie puisse croitre. Sans la croissance, avance-t-il, avec une croissance soutenue, on n’arrivera pas à résoudre les problèmes.

Avec 0.4 de croissance en 2019, selon Kesner Pharel, en cas de cyclone pour l’année, la croissance risque de tomber en territoire négatif.

Wisly Bernard Jean-Baptiste



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