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L’économie haïtienne est clouée au pilori

L’économie haïtienne est clouée au pilori








Après celles du mois de février, le pays a connu de nouvelles journées de blocage. Pendant trois jours, toutes les activités ont été paralysées sur tout le territoire national suite au mouvement de protestation de la population haïtienne. D’après certains économistes, ces journées mortes enregistrées auront des conséquences néfastes sur l’économie haïtienne qui est déjà en pleine dégringolade. Car selon eux, des secteurs importants, comme la restauration, l’hôtellerie, le commerce ont des manques à gagner dans l’ordre de plusieurs millions de gourdes.

Les deux journées de grève, organisées par les syndicats du secteur de transport national, ont pris fin, le mardi 11 juin 2019, mais laissent des notes négatives au sein de l’économie haïtienne, vu que des institutions commerciales ont du mal à fonctionner. Les activités économiques du pays étaient pratiquement paralysées dans certaines villes du pays pendant ces deux journées notamment au niveau de la capitale, Port-au-Prince où environ 60 % des activités économiques du pays sont concentrées.

L’économie haïtienne, qui est déjà en effondrement, continue de subir les conséquences de certains évènements sociopolitiques. « L’économie haïtienne fait face à des problèmes divers. Vu qu’elle est faible, tout mouvement social sous forme de manifestations, grèves, catastrophes naturelles qu’a connues le pays affecte en grande pompe l’économie haïtienne. Et comme conséquence, ça engendre la pauvreté, l’inflation, etc. », dit l’économiste Benel Saint-Juste en regrattant que ces journées de blocage arrivent pendant qu’on a une croissance déjà trop faible pour combattre la pauvreté en Haïti et améliorer les conditions de vie de la population dans le pays.

De plus, l’économiste avance pour dire que le gouvernement, de son côté, a du manque à gagner, car ses pertes de recettes fiscales sont estimées à plusieurs centaines milliers de gourdes pendant la fermeture des institutions étatiques à savoir, la Direction générale des impôts (DGI) et l’Administration générale des douanes (AGD) chargées de collecter des revenus pour le Trésor public.

En outre, l’économiste Benel Saint-Juste poursuit « considérant que le pays n’a toujours pas de budget pour l’exercice fiscal 2018-2019 et que l’inflation ait atteint un taux de 17.6 %, sans compter que la corruption règne et le chômage qui augmente, nous sommes cloués au pilori ».

Quant à l’économiste Eddy Labossière, il a abordé dans le même sens pour dire qu’à chaque fois que ces jours de perturbations arrivent, l’État et les institutions commerciales ont un manque à gagner. D’après lui, ces genres de panique font beaucoup de tort à l’économie tout en déclarant que ces 2 jours de grève empêchent à des institutions comme la douane, la DGI de collecter ce qu’elle devrait collecter pour le Trésor public. Il a également fait savoir que cela engendre une augmentation du taux de l’inflation et la monnaie nationale continue de perdre sa valeur. Et puisqu’on a une inflation énorme, annonce-t-il, la misère poursuit son petit chemin dans le pays.

À noter que, dans certains endroits de la région métropolitaine de Port-au-Prince, les activités reprennent timidement. Dans les communes de Delmas et de Pétion-Ville, les portes de plusieurs institutions commerciales et bancaires sont ouvertes, a-t-on remarqué. En ce qui concerne le commerce informel, les activités économiques commencent à reprendre.

Alors, en analysant l’effet des 2 journées de grève, des particuliers sont convaincus que ces deux journées de grève ont causé des pertes évaluées à plusieurs millions de gourdes, alors que, selon les économistes, l’économie haïtienne attend, pour cette année 2019, un taux de croissance de 0.4 %. Tenant compte des 10 journées mortes enregistrées du mois de février et celles des 2 dernières journées de ce mois de juin, le taux de croissance prévu pourra-t-il être atteint ?

Peterson Jean Gilles



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