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Troubles sociopolitiques : l'économie nationale en pâtit grandement

Troubles sociopolitiques : l'économie nationale en pâtit grandement








Lors d’un point de presse donné, ce lundi dans les locaux du ministère de l’Économie et des Finances, le titulaire démissionnaire du MEF, Ronald Gray Décembre, a analysé l’impact des évènements sociopolitiques sur l’économie haïtienne. Selon Ronald Décembre, les évènements sociopolitiques ne sont pas neutres sur l’administration fiscale, car, depuis le 1er jusqu’au 17 du mois de juin, pas même une gourde n’a été collectée par la DGI. « Des pertes ou encore des manques à gagner sont dans l’ordre de plusieurs milliards de gourdes. En effet, le MEF est en difficulté pour payer les employés de l’État, le mois de mai », a déclaré le ministre démissionnaire.

Depuis le mois d’octobre 2018, des mouvements de protestations organisés par la population, et les appels à la grève continuent à impacter l’économie haïtienne. Ces journées de turbulences récurrentes viennent aggraver la situation de l’économie haïtienne, déjà en pleine décadence. Consterné par cette dérive, le ministre démissionnaire de l’Économie et des Finances a fait, lors d’un point de presse, l’état des lieux de la situation économique et financière du pays.

Selon lui, tous les mois, l’Etat décaisse entre 3.5 à 4 milliards de gourdes destinées à payer les employés de l’Administration publique. Vu que les institutions publiques chargées de collecter de l’argent pour le Trésor public ne sont pas fonctionnelles en raison des multiples journées de manifestations et de grèves, le MEF est en difficulté pour payer les employés de l’État leurs salaires du mois de mai. « On a 2 institutions, à savoir la DGI et l’AGD qui sont responsables de faire la collecte de recettes dans le pays. Lorsque ces 2 institutions ne sont pas fonctionnelles, on a des problèmes. Et par contre, le payroll du mois de mai va retarder », argue le ministre démissionnaire.

De plus, il a fait savoir que depuis le début de l’exercice fiscal, un ensemble d’événements sociopolitiques se sont déclenchés dans le pays. Ces mouvements de protestations et les arrêts de travail provoqués par les appels à la grève, explique-t-il, ne peuvent que nuire à l’économie nationale, et engendrer des conséquences néfastes sur la situation économique du pays.

Le fonctionnement de l’administration publique est paralysé. En ce qui a trait à l’environnement macroéconomique, il a fait savoir que l’inflation est à 17.7%, le secteur agricole est en baisse de 2.4 %, les importations de biens baissent de 4 %, l’investissement public baisse aussi de 61.5 % ». Quant aux transferts privés, ils augmentent de 9 %, les dépenses courantes augmentent de 4 %, le secteur manufacturier en baisse de 1.8 %. Toujours d’après le ministre, pour le 2e trimestre de l’exercice fiscal, le secteur des services est en baisse, alors que pour le premier trimestre ce secteur a connu une augmentation.

Les exportations pour sa part ont augmenté de 9 %. Cette augmentation est due grâce à l’industrie textile qui connait une augmentation d’exportation de 15 % vers les États-Unis. « Et concernant l’inflation, on a commencé l’exercice avec une variation mensuelle de 1.5 %, et un glissement annuel de 14.3 % ». Sur 7 mois de l’exercice, les prix augmentent à un rythme mensuel de 1.4 % contre 0.9 % l’année dernière. Une situation qui fait grimper l’inflation à 17.7 % », avance le ministre.

En outre, poursuit-il, « considérant que le pays n’a toujours pas de budget pour l’exercice fiscal 2018-2019, l’Administration fiscale ne collecte pas d’argent et l’inflation atteint un taux de 17.7 %, sans compter l’absence d’un gouvernement, les conditions de vie de la population deviennent plus compliquées » regrette Ronald Décembre.

Peterson Jean Gilles



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