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RSFEEDP 2017 - 2018 : les dépenses publiques ont augmenté de 29.25 % au cours des six derniers exercices

RSFEEDP 2017 - 2018 : les dépenses publiques ont augmenté de 29.25 % au cours des six derniers exercices








« Sur l’ensemble des six derniers exercices, les dépenses réalisées ont augmenté de 29.25 %, soit une moyenne annuelle de 4.87 % », a révélé la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA) dans son rapport publié récemment. Toujours selon ce bulletin, l’écart entre les dépenses prévues et celles réalisées demeure très grand, même si, au fil du temps, il a tendance à se réduire.

La CSC/CA, au cours du mois de juin, a publié un rapport sur la situation financière de l’EÉtat et l’efficacité des dépenses publiques pour l’exercice 2017-2018 (RSFEEDP). Dans ce document, la cour a fait le point concernant les dépenses et les prévisions de l’État central au cours des cinq derniers exercices. En effet, selon cette institution, pour les six dernières années fiscales , les dépenses publiques ont augmenté de 29,25 %. « Les dépenses continuent de croitre même si cela se produit à un rythme plus faible. De son niveau de 37 % en 2012-2013, il est passé à 26 % en 2015-2016 avant de baisser à 3 % en 2017-2018 », lit-on dans ce bulletin.

Pour faire face à cette situation, d’après les données fournies par la Cour, depuis 2013-2014, les recettes publiques collectées par l’appareil fiscal ont affiché une tendance à la hausse. En ce sens, explique la CSC/CA, l’augmentation des recettes de l’État est due en raison des pressions exercées par les dépenses publiques de trouver des ressources nouvelles. « Ces efforts ont donné des fruits certes, mais mis à part l’exercice 2014-2015 durant lequel les prévisions de recettes ont été matérialisées, un écart important a continué de séparer les deux moments », a-t-on souligné.

En dépit de la performance fiscale relevée ci-dessus, a affirmé la CSC/CA, l’État se trouve toujours dans une situation d’insuffisance de ressources pour répondre aux pressions exercées sur les dépenses publiques de manière générale.

Plus loin, d’après la Cour, ces différences de vitesse dans les écarts au niveau des prévisions et des réalisations de recettes et entre les prévisions et la réalisation des dépenses créent un besoin permanent de ressources externes et des prêts internes pour combler le manque systémique. L’évolution de cette situation, a-t-on fait remarquer, en déséquilibre s’exprime par un déficit budgétaire quasi structurel toujours en attente d’être comblé soit par les ressources externes soit par le financement interne souvent non programmé.

Si l’on en croit les enquêteurs de la CSC/CA, la situation financière de 2017-2018 est sortie plus fragile à la fin de l’exercice qu’elle ne l’était tout au début. À cet effet, la Cour a reproché les autorités en place qui n’ont pas pris la mesure de leurs capacités réelles pour remonter la barre. «

Cette situation ne date pas de l’exercice 2017-2018 », a précisé la CSC/CA dans ce bulletin.

En outre, ils ont ajouté que les structures financières du pays ne sont pas encore prêtes pour s’engager dans des activités, dont les sources de financement sont incertaines, au risque de mettre le pays dans des difficultés qui peuvent compliquer sa situation déjà fragile.

Les contraintes rencontrées au cours de l’exercice fiscal 2017-2018

Selon la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA), l’exercice 2017-2018 a connu les mêmes difficultés des années antérieures. Car, avance la CSC/CA, en faisant des prévisions de dépenses d’investissement à partir des promesses de l’APD qui s’élevaient à 32.5 milliards pour ne bénéficier qu’un milliard sous forme de dons à la fin de l’exercice. « Les montants effectivement investis ayant été dus au Trésor public », a-t-on indiqué dans ce rapport.

De plus, la Cour a souligné que l’appui budgétaire a été décaissé pour un montant de 3.7 milliards de gourdes. « En fait, le financement obtenu est pratiquement interne et a été le produit des titres émis par le Trésor public et des montants avancés par le système bancaire. Encore que malgré cette intervention, l’année est soldée par un déficit budgétaire qui signifie des compléments de dettes à couvrir », a-t-on mentionné.

La Cour a toutefois souligné que les dettes ont été servies tant en intérêt qu’en capital, ce qui garde encore le pays en position de pouvoir renouer avec le financement international au moment opportun. En ce sens, selon ce rapport, les finances publiques haïtiennes sont toujours en situation déficitaire.

Cluford Dubois



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