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L’insécurité alimentaire : le MDE et la FAO s’engagent pour éradiquer ce « fléau » dans le pays

L’insécurité alimentaire : le MDE et la FAO s’engagent pour éradiquer ce « fléau » dans le pays



Dans l’objectif de combattre l’insécurité alimentaire dans le pays, le ministère de l’Environnement (MDE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont paraphé, ce mois de juillet, un accord visant à renforcer des capacités de planification de l’adaptation aux changements climatiques pour la sécurité alimentaire et la nutrition.


Conscient du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire dans le pays, l’État central, à travers le ministère de l’Environnement (MDE) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont procédé, récemment, à la signature d’un projet intitulé « Renforcement des capacités de planification de l’adaptation aux changements climatiques pour la sécurité alimentaire et la nutrition ». Ce projet a été signé en présence du ministre de l’Environnement, Joute Joseph et le représentant de la FAO en Haïti, Nathanaël Hishamunda.

Dans le cadre de ce projet financé par le gouvernement canadien, la FAO entend renforcer la résilience au changement climatique pour la sécurité alimentaire et la nutrition de deux pays francophones – Haïti et le Sénégal – en renforçant la résilience de leurs secteurs agricoles pour le développement durable.

Plus loin, selon l’équipe de communication du MDE, ce projet a une importance capitale pour le pays. En ce sens, affirme le ministère de l’Environnement, cet objectif sera atteint à travers le renforcement de leurs capacités. Pour aboutir à ce résultat, il promet de mettre à jour et mettre en œuvre la composante adaptation consignée dans leur document : « Contribution déterminée au niveau national (CDN) ». « Nous allons faciliter l’intégration de l’agriculture dans leurs plans nationaux d’adaptation », a-t-on précisé.

Par ailleurs, le MDE a souligné que dans ce projet Haïti et le Sénégal bénéficieront d’activités visant à renforcer leurs capacités en matière de planification de l’adaptation. On a également mentionné que ce programme va permettre à ces deux pays de progresser dans la lutte contre le changement climatique, tout en renforçant leur sécurité alimentaire et leur nutrition au niveau national. « Ils auront accès à des activités de partage des connaissances et auront une visibilité internationale dans le domaine du changement climatique », a-t-on promis.

Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire ne cesse d’augmenter en dépit des différents accords signés

Tous les rapports publiés concernant l’insécurité alimentaire en Haïti au cours de ces dernières années prouvent que la situation est accablante. Des millions d’Haïtiens font face à l’insécurité alimentaire. En effet, selon la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), « Près de 50 % (soit 49,8 %) de la population haïtienne du milieu rural vivent dans l’insécurité alimentaire aiguë, c’est-à-dire qui nécessite des interventions urgentes. « Entre 2011 à 2013, le pays a connu un niveau d’insécurité alimentaire dans ces milieux estimé à 6 %. Le taux a grimpé jusqu’à atteindre 17,% en 2018 ».

De plus, selon le dernier rapport publié au cours du mois de juin par le bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), plus de 2, 6 millions d’Haïtiens en milieu rural sont aujourd’hui en insécurité alimentaire et les perspectives pour les mois à venir ne sont pas favorables. « Plus de 2 millions d’entre eux sont en «phase de crise » (IPC3) et 571 000 en « phase d’urgence » (IPC4).

Cette situation devrait encore s’aggraver dans les prochains mois », ont fait remarquer les enquêteurs de l’ONU.

Cluford Dubois




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