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Le secteur tertiaire représente 56 % de la valeur ajoutée de l’économie haïtienne en ce moment, selon la CSC/CA

Le secteur tertiaire représente 56 % de la valeur ajoutée de l’économie haïtienne en ce moment, selon la CSC/CA



Le secteur tertiaire joue un rôle important dans l’économie du pays. En effet, selon la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA), ce secteur produit aujourd’hui 56 % de la valeur ajoutée de l’économie haïtienne.


En dépit de la mauvaise note de l’économie haïtienne, le secteur affiche un très bon résultat au cours de l’exercice fiscal 2017-2018, selon la CSC/CA dans son bulletin sur la situation financière de l’État et l’efficacité des dépenses publiques pour l’exercice 2017-2018 (RSFEEDP V). « Avec quatre filières portant sur les services commerciaux, l’hôtellerie et la restauration, les services de transports et les communications, le secteur tertiaire produit aujourd’hui 56 % de la valeur ajoutée », lit-on dans ce document de 150 pages.

Toujours, selon ce bulletin, les deux filières les plus dynamiques, à savoir le commerce et l’hôtellerie et la restauration d’une part et le transport et les communications de l’autre ont contribué respectivement pour 15 % et 13 % durant les six dernières années à la croissance de la production de la valeur ajoutée.

Par ailleurs, la Cour a souligné que la filière non marchande apporte elle aussi sa part de contribution dans la valeur ajoutée. Car, explique la CSA/CA, elle représente 13 % durant les six dernières années, par l’emploi direct et indirect qu’elle apporte à l’économie. « Il s’agit des organisations non gouvernementales (ONG), les fondations, les écoles. Évidemment, des marchands qui évoluent dans le système informel ont aussi leur part de contribution évaluée à environ 13 % par l’IHSI au cours de la même période », a précisé ce rapport.

En ce qui a trait à la question des investissements privés dans le secteur tertiaire, d’après la CSC/CA, les meilleurs indicateurs pouvant être utilisés pour apprécier la politique de l’État accordée aux ministères du Tourisme (MT) et du Commerce de l’Industrie (MCI). Ces deux ministères, a souligné la Cour, ont fait l’objet de 3.8 milliards de gourdes et de 6.6 milliards de gourdes respectivement sur la période allant de 2013 à 2018. Par contre, la CSC/CA a déploré le fait que ces deux ministères n’ont bénéficié que de 22.21 % et 9 % de décaissement respectivement sur l’ensemble de la période.

Pourtant, la Cour supérieure des comptes a précisé que jusqu’à 2015 le secteur semblait se trouver sur la voie de devenir une locomotive de la croissance à côté du commerce et de la filière hôtel et restauration quand sa contribution dans la valeur ajoutée a cru de 12 % en trois ans. En ce sens, la Cour a fait remarquer que ce résultat avait des incidences positives sur le tableau de la balance des paiements où la rubrique services a cru de 10 % de 2012 à 2015, mais pour baisser de 16 % en 2016, année du revirement vers la stagnation.

« C’est aussi cette année où les décaissements pour ces sous-secteurs déjà faibles ont été quasi nuls, ce qui signifie que les projets appelés à dynamiser les activités touristiques et commerciales par le financement des projets spéciaux ont été mis en veilleuse », lit-on.

En outre, ce rapport a souligné que ce sont les services marchands et non marchands qui vont apporter leur maigre contribution de plus de 2 % de croissance en 2017-2018 par rapport à 2016-2017. « L’autre filière appartenant au tertiaire, le transport et les communications, qui annonçait le grand progrès en 2006-2007 s’est elle aussi inclinée à la décroissance. Entre cette année et 2017-2018, la contribution de cette filière à la valeur ajoutée a cru d’environ 42 % par rapport à sa position initiale. Au fort de la bonne performance de 2013-2014, elle a affiché 3.6 % de croissance. Entre 2017-2018, cependant elle n’a pas pu faire mieux que 1 %, performance très faible qui l’établit au bord de la décroissance », a indiqué ce document.

Cluford Dubois




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