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Une question qui peut mettre fin à votre idée de startup

Une question qui peut mettre fin à votre idée de startup








Nombreuses sont les personnes à vouloir se lancer dans l’entrepreneuriat aujourd’hui. En effet, face à une situation économique aussi trainante, devenir son propre patron est un idéal pour mettre en valeur son savoir-faire et ses compétences. Toutefois, de ces milliers de nouvelles entreprises à se lancer, très peu arrivent à passer la première année et la plupart disparaissent dans les cinq prochaines années : qu’est-ce que cela vous dit ?

Certains produits ou entreprises réussissent sur le marché, mais la plupart meurent. Qu’est-ce qui fait que votre entreprise ou votre produit survivra ? Souvent, on se lance dans une filière d’activités qu’on ne connait pas, et on n’a pas le moyen pour tester ces idées. Pourtant, il est indispensable d’établir une demande avant de lancer une entreprise ou un produit. CB insights, une base de données sur les sociétés de capital-risque, en recherchant la cause qui explique l’échec des nouvelles entreprises, a constaté que 42 % d’entre elles souffraient d’un manque de demande pour le produit ou le service offert : « pas de besoin du marché ».

Y a-t-il un marché pour votre produit ? Comment les entrepreneurs ou les concepteurs de nouveaux produits peuvent-ils tester leurs idées avant d’investir le temps et les capitaux nécessaires pour les concrétiser ? Comment repérer les idées susceptibles de réussir au lieu de gaspiller nos efforts au profit de celles qui sont vouées à l’échec ? La réponse à ces questions devrait attirer l’attention des futurs entrepreneurs.

Les échecs commerciaux sont très coûteux, « ils peuvent entraîner une perte de capital, une perte de temps et une perte de confiance ». Il sera sans doute difficile de prévoir certains problèmes, mais la demande est un ingrédient clé que vous pouvez valider au moins partiellement. Si certaines entreprises avaient mieux évalué la demande à l’avance, elles auraient peut-être choisi de rechercher des idées plus fiables, d’apporter de meilleures solutions à un problème ou un besoin ce qui les aurait mieux préparées à éviter les échecs commerciaux et à réussir plus rapidement.

Ces questions peuvent vous aider à revoir vos idées de projets avant de vous engager ou peut-être vous donneront des raisons de ménager vos efforts afin d’éviter un échec puisque la finalité ce n’est pas de monter une entreprise ou d’être un entrepreneur. Évidemment, il faut de la tolérance à l’échec, mais surtout pas de la tolérance à l’incompétence. Il faut de la discipline et une bonne dose de gestion. Comme dirait Pisano, « Il est bon d’explorer des idées risquées qui finissent par échouer, mais ce n’est pas le cas de compétences techniques médiocres, de pensées bâclées, de mauvaises habitudes de travail et de mauvaise gestion. »

Anderson TIBEAUD
Économiste



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