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Le PM nommé héritera d'un pays avec une économie anémiée

Le PM nommé héritera d'un pays avec une économie anémiée








La situation de l’économie haïtienne se détériore de jour en jour. En effet, l’inflation a atteint 19,1 % au cours du mois de juillet, la dépréciation « catastrophique » de la gourde continue à faire son chemin, soit 93 gourdes pour un dollar US, le déficit de balance commerciale sont entre autres, les différents maux qui caractérisent l’économie du pays. Vu tous ces problèmes, comment le prochain premier ministre va-t-il procéder pour remédier à cette situation ?

La note de la politique monétaire de la banque de la République d’Haïti(BRH) pour le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2018-2019 a présenté l’état de l’économie nationale. Selon cette note, la situation financière de l’État est alarmante. Fort de ce constat, toutes les données du cadre macroéconomique sont négatives.

Selon le taux de référence de la banque centrale, pour ce jeudi 5 septembre 2019 il vous faut plus de 90 gourdes pour un dollar américain. Ce qui explique que la monnaie nationale se déprécie énormément pendant ces derniers jours face aux monnaies étrangères, notamment la devise américaine.

Par ailleurs, selon le dernier rapport de l’institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), l’inflation a franchi la barre de 19,1 % au cours du mois de juillet 2019. Un taux d’inflation que le pays n’a pas encore connu pendant les dix dernières années. Dans cette conjoncture la population haïtienne se trouve dans l’« illusion monétaire ». Elle perd totalement son pouvoir d’achat.

Le budget rectifié 2017-2018 encore en fonction et va être reconduit pour l’année fiscale 2020

On est au dernier mois de l’exercice fiscal 2018-2019. Jusqu’à présent la loi de finances rectifiée de 2017-2018 est encore de mise. Il est quasi impossible de terminer cet exercice avec un nouveau budget. Ce qui prouve que le cycle budgétaire n’a pas été respecté par ce pouvoir. Pour justifier l’absence d’une loi de finances pour l’année fiscale 2019, le pouvoir en place accuse les mouvements de protestation qu’a connus le pays pour exiger le départ du président de la République, Jovenel Moïse.

En outre, l’exercice fiscal 2019-2020 débutera avec ce budget rectificatif, car, il nous reste encore une vingtaine de jours avant la fin de cet exercice. Et, il n’y a pas encore un gouvernement légitime dans le pays pour entamer le processus d’élaboration du projet de loi de finances 2019-2020. Il importe de souligner que certains économistes ont fait savoir que ce budget en cours ne reflète pas la réalité actuelle.

Par ailleurs, selon la banque mondiale (BM), pour la fin de l’exercice 2018-2019, le taux de croissance pourrait être atteint de moins de 0,4 %. Un taux de croissance qui traduit le niveau de la production du pays au cours de cet exercice.

Le problème de la pénurie de carburant n’est pas totalement résolu

Au cours du mois de février 2019, le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) et la banque centrale ont paraphé un accord sur la bonne gouvernance économique financière. À travers ce protocole d’accord le pouvoir en place a mis l’accent en grande partie sur le problème de rareté de carburant. Pour apporter une solution à ce problème, le MEF et la BRH entendent lutter contre la rareté du dollar sur le marché local.

Après plus de 7 mois de la signature de cet accord, le problème lié à la rareté du carburant se fait sentir. En effet, selon le constat de plus d’un, tous les quatre mois le pays est confronté à ce problème.

Selon un communiqué de presse de l’association des professionnels du pétrole (APPE), le problème de rareté de l’essence sur le marché n’est pas totalement résolu. « Le paiement partiel de deux milliards de gourdes a favorisé l’arrivée de 2 bateaux pétroliers ayant à bord une quantité capable d’approvisionner le marché pendant quelques jours », peut-on lire dans ce communiqué.

Le nouveau PM entre dans un contexte où l’économie nationale est en crise

Dans les jours qui viennent, le pays devrait se doter d’un nouveau gouvernement. Ce gouvernement sera installé dans une situation où tous les indicateurs économiques sont au rouge. De ce fait, ce dernier doit prendre des décisions importantes pour remonter la barre sur le plan économique.

En ce sens, lors de sa présentation de l’énoncé de politique générale à la chambre des députés, le PM nommé Fritz William Michel entend relancer l’économie. Une telle décision selon lui, va permettre d’accélérer une croissance inclusive et créatrice d’emplois « Établir des conditions pour la stabilité macroéconomique sur le court et le moyen terme ; promouvoir une croissance forte et faciliter l’accès durable de la population aux besoins de base ; faire d’Haïti une terre propice à l’investissement privé et attractif pour le tourisme ; créer des emplois et les conditions pour l’épanouissement des jeunes », a mentionné M. Michel.

De plus, dans l’objectif de renforcer la stabilité macroéconomique sur le court et le moyen terme, Fritz William Michel se repose sur plusieurs volets. Dans le premier volet, les actions consisteront à renforcer et à moderniser le cadre de financement du Budget de la République. Et le deuxième volet se penche vers l’amélioration de la gestion publique, en particulier des ressources et l’efficacité de la dépense publique. Le troisième volet prioritaire porte sur la disponibilité et l’accessibilité des biens de base c’est-à-dire, le gouvernement va agir pour stimuler une augmentation de la production locale dans le très court terme, ce qui permettra d’accroitre la disponibilité des produits, faire baisser la facture des importations de biens de consommation d’origine agricole, surtout ceux qui sont produits en Haïti, et enfin, accroître les exportations.

Cluford Dubois



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