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Les troubles sociopolitiques qui persistent sont en train de ruiner les agriculteurs

Les troubles sociopolitiques qui persistent sont en train de ruiner les agriculteurs








Depuis environ quatre (4) semaines, le peuple haïtien traverse de moments difficiles vu que le pays est une nouvelle fois en mode « lock ». Depuis, le 16 septembre 2019, c’est la paralysie totale des activités sur tout le territoire du pays, et tous les secteurs finissent par être affectés par la paralysie. L’incertitude plane, et les cultivateurs qui supportent toujours la population via les denrées agricoles sont frappés de plein fouet, car ils sont dans l’impossibilité de commercialiser leurs produits.

Depuis toujours, les travailleurs de la terre participent activement à l’économie du pays. Malgré la faiblesse de ce secteur, ils sont arrivés à mettre sur le marché local des produits agricoles pouvant répondre aux besoins alimentaires et nutritionnels d’une bonne partie de la population.

En dépit des efforts dégagés dans le secteur agricole pour booster l’économie rurale, les associations agricoles sont toujours mises à l’écart dans la prise des décisions. Pourtant, ces dernières évoluent dans un secteur qui peut aider à créer des emplois, contribuer à la croissance économique et au développement durable.

Outre le mauvais traitement subi, les agriculteurs sont dans la tourmente à l’heure actuelle à cause des mouvements de protestation que connait le pays depuis environ quatre semaines consécutives. Selon le directeur général de l’ODVA (Organisation de développement de la Vallée de l’Artibonite), Jocelyn Jean, ces troubles sociopolitiques qui s’installent dans le pays ruinent aussi l’économie rurale. À cause des journées de blocage, les pertes agricoles sont énormes, a-t-il fait savoir.

De surcroit, pour ce qui est de la Vallée de l’Artibonite, les agriculteurs font face à de graves problèmes durant les moments de turbulences. Pas de carburant pour faire fonctionner les moulins et le climat n’est pas favorable pour permettre aux agriculteurs de commercialiser leurs produits aux marchés, a affirmé le maitre à penser de l’ODVA.

À titre de preuve, la commune de Port-au-Prince qui est donc considérée comme étant le plus grand centre commercial du pays pour exposer les denrées agricoles est paralysée. Et la circulation est quasiment inexistante pour permettre aux paysans de prendre le chemin pour se rendre aux marchés dans le souci d’exposer leurs produits agricoles.

Cependant, tenant compte du fait que les agriculteurs sont les fournisseurs des gens de la ville, une fois que leurs produits se font rares au marché, on va se plonger vers l’insécurité alimentaire. Et lorsque les produits récoltés ne sont pas écoulés, les planteurs vont enregistrer des pertes, car des produits de la culture maraichère comme la tomate, l’oignon, les fruits et les légumes sont très périssables. « Les agriculteurs vivent au jour le jour, si toutefois, les journées de paralysies persistent, on risque d’enregistrer de graves problèmes dans la région, et les planteurs de leurs côtés seront dans la tourmente », a souligné le DG.

Alors donc, pour éviter ces lourdes conséquences, le directeur général de l’ODVA voit la nécessité de cesser ces formes de blocages. Aussi, voit-il la nécessité de développer des stratégies et actions permettant aux gens ruraux de se sentir à l’aise dans leur milieu pour continuer à être les fournisseurs des gens de la ville.

Peterson Jean Gilles



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