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Les pertes de l’administration publique sont énormes, selon Fritz Jean

Les pertes de l’administration publique sont énormes, selon Fritz Jean



Depuis environ un mois, c’est le blocage total de toutes les activités du pays. Les deux institutions chargées de collecter des fonds pour le compte du trésor public n’ont pas pu fonctionner à cause des mouvements de protestation déclenchés par la population pour exiger le départ du président de la République, Jovenel Moïse. À l’instar des autres secteurs importants, les pertes cumulées au sein de l’administration publique en termes de taxes et de recettes douanières sont énormes, d’après les dires de l’ancien gouverneur de la Banque centrale, l’économiste Fritz Alphonse Jean.


Le constat est patent. Les troubles sociopolitiques qui tiraillent le pays depuis environ un mois impactent négativement sur tous les secteurs de la vie nationale. Le plus étonnant, même l’Etat n’est pas épargné par ce fléau, car il est dans l’impossibilité de garantir le bon fonctionnement des activités et incapables de favoriser un climat de paix permettant à tout un chacun d’évacuer en toute quiétude à ses occupations. Pour certains économistes, cette situation pousse l’économie au bord de l’effondrement.

La Direction générale des Impôts (DGI) et l’Administration générale des douanes (AGD) qui sont les deux institutions responsables de collecter de l’argent en matière de taxes et de recettes douanières sont depuis environ un mois dans l’impossibilité de répondre à cette mission, en raison du climat délétère dans lequel le pays est plongé depuis le début des mouvements de contestation populaires.

En temps normal, selon les déclarations de l’économiste Fritz Jean, la DGI a l’habitude de collecter par mois près de 3.5 à 4 milliards de gourdes. Et quant à l’AGD, ses recettes mensuelles sont toujours avoisinées le montant de 4 à 5 milliards de gourdes.

Et d’après les prévisions qui ont été faites par le pouvoir en place, 80 milliards de gourdes devraient être collectées chaque mois. Mais en raison des mouvements populaires de ces derniers mois, l’Etat a déjà un manque à gagner évalué à plusieurs milliards de gourdes sans compter les pertes de ressources pétrolières.

Par ailleurs, l’ancien gouverneur a fait d’énormes révélations concernant les pertes enregistrées dans l’administration publique suites aux évènements sociopolitiques. Suivant ses propos, les conséquences seront très néfastes pour les finances publiques. Cependant, il dit croire que si aucune mesure n’est prise pour retourner au calme le plus vite possible, la situation pourrait empirer.

Peterson Jean Gilles




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