S'identifier Contact Avis
 
29° C
  à Port-au-Prince
Radio Pacific 101.5 fm - En direct
Le Journal Dernière heure Actualité Édito Tribune Société Économie Culture Diaspora Sport rpacific101.5 FM  
× Immobilier Appartements Maisons Locaux commercial Locaux pour Bureau Terrains Véhicules Voitures Camions Tout Terrains Minibus Motos Divers Animaux Articles ménagers Ordinateurs et pièces Équipement électronique Équipement industriel Équipement lourd Diverses études Légal Bijoux et montres Smartphone et tablettes Vêtements Jeux video

La BRH invite les autorités en place à mettre l’accent sur les dépenses d’investissement public

La BRH invite les autorités en place à mettre l’accent sur les dépenses d’investissement public



En vue d’améliorer la qualité des dépenses, le gouverneur a.i de la banque de la République d’Haïti (BRH), Jean Baden Dubois a fait savoir que la Banque centrale travaille sur une évolution de l’agenda monétaire procroissance vers une approche structurelle d’une transformation socio-économique. Pour lui, les autorités en place doivent mettre l’accent sur les dépenses productives et en particulier, sur les dépenses d’investissement public qui peuvent avoir un effet d’entraînement sur l’investissement privé.


Le gouverneur de la BRH, Jean Baden Dubois a reçu certains dirigeants des institutions financières du Rwanda, dont le gouverneur de la Banque Nationale du Rwanda, Thomas Kigabo. Les échanges étaient accentués sur la politique monétaire de ces deux pays. En ce sens, dans son intervention le gouverneur de la Banque centrale a mis l’accent sur un ensemble de défis que compte révéler la plus grande banque du pays en ce qui a trait à la politique monétaire de ladite banque. La direction générale de la politique monétaire de la BRH travaille, informe M. Dubois, sur beaucoup de projets qui doivent redynamiser le cadre de la politique monétaire.

La redynamisation du cadre de la politique monétaire, explique Jean Baden Dubois, permettra de mettre en adéquation avec le double mandat non hiérarchisé faisant partie de la loi de la stabilité des prix et la promotion de la croissance. « La mise en place de ces projets devrait conduire la BRH vers une meilleure utilisation des bons BRH pour des impacts plus significatifs sur le contrôle de la liquidité du système ; l’utilisation d’instruments de politique monétaire à très court terme devant jeter les bases de l’établissement d’un marché monétaire ; l’élargissement des bons du Trésor à d’autres secteurs de l’économie nationale ; le développement d’un marché financier, qui, entre autres, viendra en support à l’élargissement des bons du Trésor ; des partenariats formels avec des ministères clés, des éléments du secteur privé et avec l’international pour une véritable transformation socioéconomique », a fait savoir M. Dubois.

« Ce programme se situe dans le droit fil de l’agenda monétaire pour la croissance et l’emploi que promeut la BRH », poursuit le titulaire de la BRH tout en demandant aux autorités budgétaires de mettre l’ordre. Plus loin, face aux conditions du crédit bancaire qui obligent les banques commerciales à détenir des réserves, le numéro un de la banque des banques a précisé que la BRH accorde certaines exonérations sur les réserves obligatoires relatives aux prêts qui entrent dans le cadre de son programme d’incitation productif.

Par ailleurs, si l’on en croit les propos de M. Dubois, l’effet volume de la politique monétaire risque d’être compromis sans un effort des autorités budgétaires pour améliorer la qualité des dépenses en mettant l’accent sur les dépenses productives et en particulier sur les dépenses d’investissement public qui peuvent avoir un effet d’entraînement sur l’investissement privé. « En attendant la combinaison judicieuse des politiques publiques, la BRH propose que les bons du Trésor servent de mécanisme de financement du déficit budgétaire. Le bon BRH constituait jusque-là le principal instrument de reprise de la liquidité bancaire depuis sa création en novembre 1996 », a-t-il indiqué.

Par contre, Jean Baden Dubois reconnait qu’il s’avère nécessaire de franchir une nouvelle étape dans le mécanisme d’absorption des liquidités excédentaires dans un contexte où les sources alternatives de financement sont à la fois conditionnelles et aléatoires. « Cette nouvelle étape consiste à procéder à l’émission des bons du Trésor conformément à l’objectif visé lors de l’introduction du bon BRH », a-t-il déclaré.

Au cours de son intervention, le patron de la BRH a affirmé que ce mécanisme est associé à des externalités positives pour les raisons suivantes. « À court terme, garanti par la BRH, il est sans risque pour son détenteur surtout lorsqu’il est indexé à l’inflation ; il servira de marqueur pour la courbe de rendement tout en conférant une certaine efficacité à l’utilisation des instruments de politique monétaire basés sur les règles du marché ; il permettra de satisfaire les besoins du gouvernement et de réduire l’encours des bons BRH et la charge de la dette externe ; il permettra de moduler la politique monétaire à travers les instruments de court terme tout en servant d’indicateur pour les perspectives de croissance et d’inflation ; il pourra être maintenu même en présence de surplus budgétaires qui pourront être utilisés pour rembourser la dette », a-t-il fait remarquer.

Cluford Dubois




Articles connexes


Afficher plus [2460]