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Les prix des produits alimentaires explosent sur le marché local

Les prix des produits alimentaires explosent sur le marché local



Haïti à l’heure actuelle, fait face à des problèmes majeurs. Sur le plan économique, la situation est très critique. Selon des études menées par la Banque de la République d’Haïti (BRH), ce secteur continue de subir les méfaits de la détérioration du climat des affaires en raison des turbulences sociopolitiques. Les prix des produits de grande consommation ont encore accru sur le marché local, a-t-on constaté lors d’un tour effectué à certains marchés de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.


Le constat s’avère de plus en plus triste. L’inflation en Haïti est en mode galopante. La gourde perd quotidiennement sa valeur face au billet vert, et l’économie s’atrophie davantage. Pour mieux comprendre les impacts des troubles sociopolitiques sur l’économie, on a effectué un tour dans plusieurs marchés publics dans la commune de Delmas et de la commune de Pétion-ville. Suite aux données recueillies, l’on a remarqué que tous les produits de la cuisine haïtienne sont à la hausse.

Dans un marché trouvant à Delmas 19 (mache seradòt), le prix d’une petite marmite de riz, l’un des ingrédients les plus consommés en Haïti, se vend à 60 gourdes. Pour se procurer d’une grosse marmite dans un dépôt, il vous faut 300 gourdes, alors que le salaire minimum en Haïti en vigueur depuis le 1er novembre 2019 se trouve varier entre 250 à 550 gourdes. S’agissant d’un sac de riz de 15 kg, l’acheteur doit avoir entre 925 à 1000 gourdes en sa possession. Et pour le sac de 25 kg, il doit avoir entre 1700 à1800 gourdes.

Le haricot, le lait, l’huile, la farine, le spaghetti, le maïs, le sucre et le sorgo accusent aussi des tarifs élevés au niveau de ce marché à Delmas 19. Toujours selon les données, une boite de lait bongù et alaska coûte chacune 35 gourdes, alors qu’elles se vendaient antérieurement à 25 gourdes et celle de bonlè, elle passe de 15 à 30 gourdes. Quant à une petite marmite de sucre crème et de sucre blanc, leurs prix s’élèvent respectivement à 50 et 60 gourdes. Pour un spaghetti, il vous faut 40 gourdes minimum. Une petite marmite de haricots se vend à 110 gourdes. La grosse marmite, elle coute à présent 550 gourdes.

Auprès des marchandes dans ledit marché, un gallon l’huile coûte 600 gourdes. Une grosse marmite de farine se vend au prix de 200 gourdes et 4 cubes Criollito qui coutaient 10 gourdes auparavant, actuellement coutent 20 gourdes à raison de 5 gourdes par unité. Pour une grosse marmite de blé, de maïs et de petit mil, leurs prix sont respectivement de l’ordre 70, 80 et 75 gourdes. Pour une tête de l’ail, on réclame 25 gourdes, pour une noix de coco (cocoye), le prix est à 150 gourdes. Le pire dans cette histoire, on nous fait savoir qu’il y a des marchandes qui réclament jusqu’à 100 gourdes pour trois graines banane.

Faut-il souligner que les prix des produits dans un marché situant au Village solidarité et à Pétion-Ville n’ont pas une large différence selon les données recueillies. Cependant, au Village Solidarité, on nous informe qu’un sac charbon coute 1650 gourdes minimum et le prix d’une marmite de charbon dans ladite zone se fixe à 100 gourdes, pourtant, il n’y a pas longtemps que cette même marmite de charbon se vendait 25 gourdes.

Cherté de la vie, la population s’opine

Toutefois, selon les dires de certaines commerçantes, depuis cette situation, les ménages fréquentent de moins en moins les marchés pour se procurer de quelques produits de première nécessité. Et des membres de la population, de leur part, sont devenus plus inquiets face à cette hausse des prix des produits. A cet effet, on pourrait dire que la population semble avoir du pain sur la planche, car, pour qu’elle se puisse se procurer de certains produits de consommation, elle doit avoir beaucoup d’argents. Or, on sait que la majorité de la population vit dans le chômage.

Dans des rues et dans des véhicules de transport en commun, ils opinent sur la situation alarmante à laquelle ils confrontent. Face aux multiples problèmes qui saccagent le pays, ils se demandent si leur sort inquiète vraiment les dirigeants du pays, vu que les conditions socioéconomiques sont inexistantes ajouté au problème de la cherté de la vie. Par ailleurs, en écoutant ces gens, ils croient que c’est plus anormal et dénoncent l’irresponsabilité des autorités centrales pour leur laxisme dans la gestion des choses publiques. Par contre, ils pensent que si rien n’est fait pour remédier à cette situation, la population risque de plonger dans une misère qui pourrait se révéler sévèrement aiguë.

Peterson Jean Gilles




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