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Économie: vers une culture financière en “RG”

Économie: vers une culture financière en “RG”



Derrière les concepts tels que : l’éducation économique, l’éducation financière, ou le plus récent, l’intelligence financière qui porte les marques du célèbre auteur à succès Robert Kiyosaki, qui a pratiquement tout dit dans ses nombreux ouvrages : « Père riche et père pauvre », ou encore « Le cadran du cash flow », il y a lieu d’apprécier de prendre en compte l’approche de la culture financière dans une perspective de conscientisation du plus grand nombre, en particulier des jeunes et des professionnels.

Discuter autour de la culture financière, c’est prendre en compte un ensemble de paramètres relatifs aux connaissances et aux compétences liées aux termes suivants : la gestion de son budget, la détention des actifs financiers, la gestion de ses finances, le sentiment de compétence en matière financière, la perception des risques associés aux placements, la culture et les connaissances financières, pour reprendre certains modèles français.

Dans notre démarche actuelle, il est possible de revoir cette forme de culture financière à travers l’accouplement des deux lettres suivantes : « R » et « G », pour tenter de conscientiser ou de responsabiliser ceux et celles qui voudront développer de telles connaissances et compétences dans la finance.

Dans le cas haïtien qui nous préoccupe le plus, tout en respectant le caractère des sciences économiques et sociales, en matière d’éducation économique et d’intelligence financière, il faudrait commencer porter les jeunes du pays à développer une nouvelle vision plus valorisante qui traduirait le sigle « RG », par le slogan « Rêver Grand ». Oui, en effet, il faut commencer par encourager la génération actuelle à rêver grand, en enseignant l’éducation financière, pour pouvoir sortir dans l’économie du « Piton ou lèd nou la » ou du « Bay piti pa chich ».

Dévalorisée dans sa dignité la plus profonde, dans beaucoup de cérémonies d’inauguration médiatiques, pour des petits projets chétifs, ou encore de remise de chèques qui ne peuvent même pas payer les frais de maintenance de nos plus hautes autorités, la population haïtienne a droit a une meilleure approche sur la culture comparée entre les couts et les investissements consentis pour des projets à caractère individuel, familial, communautaire, national, régional et mondial, sur la base des relations internationales, interinstitutionnelles ou interétatiques comparées.

Divorçons une fois pour toutes avec ces méthodes rachitiques et visions rétrécies et au rabais, qui se sont alimentées par les élites et renouvelées par les régimes politiques au lendemain de 1986, pour rentrer dans cette nouvelle culture financière en « RG », qui passe du rêve de grandeur à la responsabilité gagnante. Quels sont les mots qui doivent désormais alimenter le vocabulaire des jeunes dans la nouvelle Haïti dont nous rêvons tous ? Pourquoi faut-il sans se leurrer se débarrasser des vocabulaires et des discours qui font l’éloge de la misère, de la pauvreté, et du sous-développement ? Quelles sont les nouvelles approches en « RG » qui participent à cette nouvelle culture financière dans la nouvelle économie haïtienne ?

Dans cette proposition d’approche en matière de culture financière ou d’éducation économique en « RG », qui ne signifie pas Roger Gaillard, Richard Gere, ou encoure Ronald Gabriel, c’est une invitation qui est faite tant aux acteurs du système éducatif haïtien et aux opérateurs économiques, parmi les plus conscients et influents, qui seront prêts à investir dans une nouvelle campagne d’éducation économique, de l’esprit d’initiative, ou de l’intelligence financière autour du slogan « Rêver Grand », pour la promotion de « Réflexions Gagnantes », et la revitalisation de cette génération, par des réalisations qui pourraient garantir le bien-être collectif par le bien commun.

Difficile de parler d’éducation économique ou d’intelligence financière, sans prendre en compte les principaux termes suivants : Richesse, rêve, réflexion, revenu, recrutement, ressources, résultats, risque, recrutement, retraite, responsabilité, rapport, relations, réponse, et réussite entre autres.

Dans la sélection des concepts en « G », dans quelques soit le pays et le système éducatif, ou l’approche à prendre en compte en matière d’éducation financière, il faudra obligatoirement faire appel aux termes suivants, parmi les plus déterminants ou incontournables comme : Gain, gestion, gouvernance, garantie, géographie, génération, généalogie, globalisation.

Dans une démarche d’accouplement fertile pour une vision entrepreneuriale avec la prospérité comme finalité, il sera possible de conscientiser l’apprenant à travers une nouvelle culture de la finance en « RG », sans renier les autres lettres qui composent le vocabulaire de la finance. Comment une nouvelle approche sur la culture financière en « RG » pourrait rendre plus faciles la communication et la conscientisation des acteurs économiques ?

De la nécessité de : « Rêver Grand », ces derniers seront invités apprécier et à explorer d’autres logiques autour des différents autres couples en « RG », qui vont alimenter les différentes approches déclinées en termes de : « Repères Géographiques », « Rêve et Génération », « Richesse et Généalogie », « Risque et Gain », « Résultat et Gestion », « Reflexe et Globalisation », « Revenu et Garantie », « Retraite et Gaspillage », etc.

Difficile de parler d’économie ou de la finance à un jeune, et particulièrement à un Haïtien dans ce contexte de la mondialisation, sans prendre les paramètres ou les aspects liés aux repères géographiques dans l’espace économique (micro/macro), mais surtout dans l’interdépendance entre la République d’Haïti et la République dominicaine, en matière de production, de consommation, d’offre et de demande.

Dans la vie de chaque personne, on ne saurait ignorer les influences directes et indirectes, immédiates et symboliques de la génération dans la fabrication des rêves individuels et collectifs. C’est dans cette perspective que nous avons cru bon d’inscrire la relation entre le droit de rêver et le devoir de prendre en compte les intérêts de la génération actuelle et future dans une nouvelle forme de synergie ou de vision synthétisée en lien avec les valeurs du développement durable. On comprend très bien que beaucoup de rêves politiques et économiques ont été réalisés de 1986 à 2020 pour des acteurs en Haïti, mais dans l’ensemble c’est toute une génération qui avait été sacrifiée !

Dans le cadran « Richesse et généalogie », il faudra revoir obligatoirement les liens indissociables entre la richesse et la famille depuis toujours. Ceci, pour mieux décourager les éléments de la classe moyenne et les plus pauvres à arrêter de critiquer aveuglement les familles les plus riches, sans prendre en compte les modèles de relations économiques qui servent de ciment dans les couples, et entre les enfants qui sont initiés et préparés à la base pour hériter l’entreprise familiale.

Des couples en « RG », tels : « Risque et Gain », « Résultat et Gestion », « Reflexe et Globalisation », « Revenu et Garantie », « Retraite et Gaspillage », parmi tant d’autres qui participent à une nouvelle forme de culture financière, que l’on pourrait vulgariser dans les milieux scolaires, universitaires et professionnels en Haïti.

Dominique Domerçant




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