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Le taux de malnutrition en nette augmentation dans le pays

Le taux de malnutrition en nette augmentation dans le pays



L’insécurité alimentaire fait rage en Haïti. En effet, selon les résultats préliminaires du Suivi et d’évaluation standardisés des urgences et transitions (SMART), le taux de malnutritions ont atteint la barre de 6 % dans le pays.


Dans un communiqué de presse publié récemment, le SMART a fait un état des lieux de la situation du nombre de personnes souffert de malnutrition dans le pays. Selon cet organisme, les taux de malnutritions sont en hausse en Haïti. « 6 %, c’est le taux de malnutrition aigüe globale révélé par l’enquête nutritionnelle SMART, alors qu’il était de 4 % selon l’EMMUS VI (2016-2017) », lit-on dans ce communiqué de presse datant du 4 février 2020.

Plus loin, selon le SMART, les résultats préliminaires présentés le 30 janvier 2020 par le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) prouvent que la malnutrition aigüe sévère se situe à 2,1 %. Un taux dépassant, selon cette instance, légèrement le seuil d’urgence de 2 % fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), contre 0.8 % de l’EMMUS VI.

« La malnutrition chronique est à 22,7 %, légèrement en hausse par rapport au 22 % de l’EMMUS VI. La malnutrition aigüe globale qui regroupe les taux de malnutrition aigüe sévère et modérée est en hausse dans six départements sur 11 domaines enquêtés, à savoir l’Aire métropolitaine (6,5 %), l’Ouest (6 %), le Sud-Est (5,6 %), le Nord (5,5 %), le Nord-Est (5,4 %) et le Grand-Anse (5 %) », a-t-on souligné.

Le SMART a également ajouté que l’Aire métropolitaine affiche également au taux de malnutrition aigüe sévère inquiétant de 2,5 % (soit au-dessus du seuil d’urgence de l’OMS de 2 %). Pour combattre ce fléau, cet organisme a indiqué que la ministre de la Santé publique et de la Population, Greta Roy Clément, se doit de renforcer la coordination de toutes les parties prenantes et de consolider notre approche multisectorielle. « Il nous faut hâter le pas pour l’atteinte de l’objectif du développement durable 2, qui nous commande d’ici 2030, d’éliminer la faim, d’assurer la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et enfin de promouvoir l’agriculture. Ceci nous permettra d’obtenir des résultats plus significatifs dans le court délai qui nous reste », a déclaré la ministre.

Selon les cadres du SMART, la malnutrition peut avoir des effets irréversibles sur la croissance, le développement et le bien-être de l’enfant. « Un retard de croissance au cours des 1 000 premiers jours de vie est associé à de moins bons résultats scolaires, non seulement parce que la malnutrition entrave le développement cérébral, mais aussi parce que les enfants souffrant de malnutrition sont plus susceptibles de tomber malades et de manquer l’école. À bas âge, sa forme aiguë sévère peut coûter la vie à l’enfant », a-t-on précisé dans ce communiqué de presse.

« Alors que la situation nutritionnelle des enfants inquiète davantage, nous voyons les financements qui s’amenuisent, entrainant le retrait de beaucoup de partenaires spécialisés dans la prise en charge de la malnutrition aigüe », déplore le SMART.

Le directeur des programmes d’urgence de l’UNICEF en Haïti, Manuel Fontaine dit espérer que les nouvelles données révélées par l’enquête serviront à attirer plus d’attention vers la lutte contre la malnutrition. « J’en appelle aux partenaires, aux donateurs et à toutes les parties prenantes d’augmenter les ressources et de redoubler d’efforts afin de continuer à combattre efficacement la malnutrition en Haïti ».

Il importe de rappeler que selon le dernier rapport d’alerte et d’action précoce sur la sécurité alimentaire et l’agriculture publié par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 4.1 millions d’Haïtiens (40 % de la population haïtienne) seront touchés par l’insécurité alimentaire, entre mars et juin 2020.

Cluford Dubois




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