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Moratoire de trois mois sur le paiement des prêts : une mesure violée par certaines institutions financières

Moratoire de trois mois sur le paiement des prêts : une mesure violée par certaines institutions financières



Pour atténuer la misère de la population haïtienne pendant la période de la Covid-19, la Banque de la République d’Haïti (BRH) avait pris un ensemble de mesures, dont un moratoire de trois mois sur le paiement du capital des prêts. Une décision qui a été violée par certaines banques commerciales. De fait, le client, Mikson Antoine dit avoir été victime.


La crise liée à la pandémie du nouveau coronavirus a des impacts négatifs sur le système financier haïtien. Conscient de ces impacts, la banque centrale a adopté un ensemble de dispositions. La réduction des taux directeurs de la BRH, la baisse des taux d’intérêts sur les prêts, un moratoire sur des prêts de la clientèle pendant une période de trois (3) mois sont, entre autres, les différentes mesures qui ont été prises par la BRH.

En dépit de ces mesures, certaines banques commerciales continuent à percevoir des frais de retards sur les cartes de crédit. En effet, dans une interview accordée au journal Le ‘’National’’, ce jeudi 28 mai 2020, Mikson Antoine dénonce le comportement des responsables de certaines banques commerciales. «Malgré les mesures prises par l'état haïtien et la BRH pour demander aux institutions financières de ne pas taxer les frais sur les crédits pendant les 3 mois de l'état d'urgence. La Capital carte continue à facturer ses propres clients en ne respectant tout simplement pas cette mesure pendant la période de détresse liée à la COVID-19 », a-t-il déploré.

Plus loin, il a fait savoir qu’il a été harcelé au téléphone par un agent du service à la clientèle. «Elle m'a dit; cessez de vous plaindre, venez payer les frais. Quand je lui ai dit que je vais souligner son comportement non professionnel et cette dérive de Capital Carte à la presse, elle m'a dit que cela ne va rien changer. Finissez de faire votre plaidoyer et passez payer, après vous pouvez toujours remettre la carte », a indiqué Mikson Antoine tout en s’interrogeant: quel service à la clientèle pour quelle clientèle?

Pour lui, la BRH est responsable de cette situation. « On se demande maintenant si la BRH ne se fait pas complice de ce système qui n'avantage que les banques. Que la BRH fasse son travail de régulateur », a-t-il déclaré. Qu'en est-il de vos abus? Quand cela cessera-t-il ? Quel est le rôle de l'État dans tout ça? La BRH? L'Association professionnelle des Banques (APB), s’interroge M. Antoine.

Face au silence de la Banque centrale, Mikson Antoine invite tous les détenteurs de cartes crédits à vérifier leur compte et à dénoncer en masse les abus dont ils seraient victimes de ces institutions, qui, selon lui, devraient servir la clientèle, mais qui se servent elles-mêmes. " Il faut que tous les tenants des cartes de crédit de toutes les banques exigent que celles-ci retirent les frais pendant la période COVID-19, conformément au moratoire accorde par la BRH", a exhorté Mikson Antoine.

Cluford Dubois




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