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Des politiques budgétaires pour favoriser la reprise après la Covid-19

Des politiques budgétaires pour favoriser la reprise après la Covid-19



La pandémie a levé le voile sur la grande vulnérabilité des populations et sert d’appel à l’action. Alors, pour favoriser la reprise après la Covid-19, Vitor Gaspar, Raphael Lam et Mehdi Raissi , trois spécialistes de la Banque mondiale (BM), dans un article préparé, encouragent les gouvernements à faire des investissements publics de qualité dans les soins de santé, les infrastructures et la lutte contre le changement climatique.


Au cœur de la pandémie de COVID-19, la politique budgétaire selon la Banque mondiale est devenue la bouée de sauvetage des ménages comme des entreprises. Vu qu’elle joue un rôle déterminant pour préparer les pays à réagir à une crise et pour contribuer à la reprise, des décideurs devraient être l’utilisés pour stimuler la demande et de renforcer les dispositifs de protection sociale et les prestations d’assurance chômage.

Pour les spécialistes, à la fin du « Grand confinement », une relance économique vigoureuse qui profitera à tous dépendra de l’amélioration des dispositifs de protection sociale et d’un soutien budgétaire de grande envergure. « Des investissements publics dans les soins de santé, les infrastructures et la lutte contre le changement climatique seront notamment indispensables. Les pays lourdement endettés devront trouver le dosage idéal de mesures budgétaires à court terme pour stimuler la relance et de précautions indispensables à la viabilité à long terme de leur dette », recommandent-ils.

Investir pour l’avenir

Pour protéger les populations et réduire le plus possible les risques de futures épidémies, il est indispensable que les pays effectuent des investissements de qualité dans la santé. Il faut aussi investir dans les infrastructures, les technologies vertes comme l’énergie éolienne et solaire, et la poursuite des autres objectifs de développement durable comme l’éducation, l’accès à l’eau propre et l’assainissement.

En outre, les spécialistes affirment que « les projets d’équipement comme la construction de routes, de ponts et de systèmes d’énergie propre sont en général longs à mettre en œuvre. Les gouvernements devraient donc immédiatement passer en revue leur filière d’investissements possibles, afin de l’épurer et d’avoir sous la main un portefeuille de projets prêts à mettre en œuvre dès la fin du Grand Confinement ».

Renforcer les dispositifs de protection sociale

S’agissant des dispositifs de protection sociale, les spécialistes estiment qu’un bon dispositif pourrait contribuer à la redistribution plus équitable de la richesse si une proportion plus importante des 20 % des plus pauvres recevaient des allocations supérieures à celles remises aux 20 % des plus riches.

Des politiques discrétionnaires

« Concernant des politiques discrétionnaires, parmi les outils à la disposition des gouvernements pour aider les entreprises à réembaucher les travailleurs après la pandémie, mentionnons la réduction temporaire des charges sociales. La diminution temporaire de la taxe sur la valeur ajoutée ou la distribution de bons de consommation peuvent aussi convaincre les gens de dépenser davantage. Certains projets d’investissement de moindre importance peuvent être accélérés. De manière générale, les pays pourraient adopter à l’avance des lois prévoyant le déclenchement automatique de certaines mesures en cas de ralentissement économique, notamment des prestations sociales et des allégements fiscaux. Le soutien budgétaire dont la population a vraiment besoin lui arriverait ainsi plus rapidement. Il reste cependant que l’ampleur de l’aide demeure tributaire de la capacité des pays de la financer », martèlent-ils.

Peterson Jean Gilles




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