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L’appréciation de la gourde se poursuit, la baisse des prix de certains produits commence à se faire sentir timidement

L’appréciation de la gourde se poursuit, la baisse des prix de certains produits commence à se faire sentir timidement



L’appréciation de la gourde poursuit son petit chemin. Après avoir franchi la barre de 120 gourdes dans les mois antérieurs, ce mardi 8 septembre 2020, le dollar se change à 95 gourdes à l’achat contre 97 gourdes à la vente. Après un travail réalisé pour s’enquérir sur les prix des produits pendant la baisse du taux de change, les résultats ont révélé que dans certains marchés, les prix des produits de première nécessité sont effectivement en baisse. Au marché « La coupe » situant à Pétion-Ville, des produits comme l’huile, le riz, le pois, la farine, le sucre (…), ont enregistré une baisse de prix.


Les retombées de la montée de la gourde commencent à se faire sentir timidement. Dans plusieurs rues de la commune de Pétion-ville, notamment rue Geffrard, rue Rigaud et rue Metellus, des commerçants interviewés parlent de baisse des prix de certains produits les plus consommés dans le pays.

Au marché « La coupe » à Pétion-Ville, le sac de riz de 25 kilogrammes (kg) se vend entre 1850 à 2 000 gourdes selon des commerçants. Celui de 15 kg, son prix s’élève à 1200 gourdes. Avant la baisse du dollar, ils se coutaient respectivement, 2 500 et 1275 gourdes, ont rapporté les marchands.

À l’angle de la rue Metellus et Rigaud, une commerçante détaillante dit constater la baisse de certaines denrées alimentaires. « Avant la baisse du dollar, j’ai l’habitude de vendre une mesure de riz « doume » pour 85 gourdes. Ce matin, cette même mesure coûte 70 gourdes soit un écart de 15 gourdes. Pour la « doume » du sucre et de la farine, il se vend respectivement à 55 et 40 gourdes contre 65 et 50 gourdes avant la baisse du dollar », a révélé la commerçante.

Par ailleurs, un autre commerçant répondant au nom d’Hébreu Ciprien a informé que les prix de quelques produits ont bel et bien diminué sur le marché. Pour lui, c’est une bonne chose, mais il a estimé qu’il serait mieux si l’État dégageait ses efforts pour fixer les prix des produits comme cela se faisait sous le règne de Duvalier. Ceci, dit-il, permettrait de combattre le marché noir dans le pays.

Mis à part les prix des produits, monsieur Ciprien croit que l’État doit prendre aussi des mesures pour fixer les prix du transport. « Pour qu’on puisse aboutir à une baisse des produits de grande consommation, il faut obligatoirement une baisse des prix du transport pour protéger les commerçants », a recommandé ce dernier, soulignant que la baisse des prix des produits dépend donc aussi du transport.

Si M. Ciprien reconnait qu’il y a effectivement une baisse au niveau des prix des produits au moment où la gourde prend de la valeur sur le marché de change, d’autres n'y croient pas vraiment, car, disent-ils, les produits sont toujours chers dans des dépôts et magasins.

À la rue Geffrard, une grossiste dit entendre parler de la baisse des produits, mais elle n’a pas encore s’approvisionner pendant la chute du dollar sur le marché local. Cependant, concernant la baisse du dollar, cette commerçante pense qu’il manque une coordination entre les autorités et les commerçants.

Pour elle, la façon dont l’État a procédé pour faire baisser le dollar n’est pas bénéfique pour les entreprises. « Si l’État voulait protéger les entreprises, il devait accorder un délai aux commerçants leur permettant d’épuiser les stocks acquis durant la période de la dépréciation de la gourde », a lâché la commerçante avec un ton de désolation.

De plus, elle a fait savoir que cette situation aura des répercussions négatives sur l’avenir de son entreprise. « Ce n’est pas possible de la part des dirigeants. Pour éviter une perte totale, je suis obligée de vendre mes produits aux tarifs actuels ».

Peterson Jean Gilles




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