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Insécurité alimentaire aiguë: 4 millions d'Haïtiens concernés, la CNSA tire la sonnette d'alarme

Insécurité alimentaire aiguë: 4 millions d'Haïtiens concernés, la CNSA tire la sonnette d'alarme



L’insécurité alimentaire s’aggrave de jour en jour dans le pays. Selon le dernier rapport publié, récemment par la Coordination nationale de la Sécurité alimentaire (CNSA), 4 millions de personnes se trouvent en situation d’insécurité alimentaire aiguë élevée (Phase IPC 3 et +). L’inflation, la détérioration du taux de change, la réduction des transferts de fonds, les faibles récoltes agricoles, le passage de la tempête tropicale Laura et la pandémie de la Covid-19 sont d’après la CNSA, responsables de cette catastrophe humanitaire. Par ailleurs, les données révélées font croire que, 42% de la population ont besoin d’une action urgente durant la période allant de septembre à février 2021.


La Coordination nationale de la Sécurité alimentaire vient de faire la cartographie de la situation de l’insécurité alimentaire en Haïti. Selon elle, près de la moitié de la population a besoin d'une assistance humanitaire urgente à l’horizon juin 2021. « Dans la période allant d’août 2020 à février 2021, 9% de la population analysée (905 471 personnes) est classé en phase 4 de l’IPC (Urgence) et 33% (3 083 497 personnes) en phase 3 de l’IPC (Crise) soit 42% de la population en besoin d’une action urgente », a expliqué la CNSA à travers le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire.

Pour la période projetée, allant de mars à juin 2021, toujours selon les données présentées, 12% de la population analysée (1,156,915 personnes) est en phase 4 de l’IPC (Urgence) et 34% (3,198,820 personnes) en phase 3 de l’IPC (Crise) soit 46% de la population en besoin d’une action urgente pour la période de projection.

Dans ce rapport, on a remarqué que, La Gonâve (Ouest HT01) et le Haut Nord-Ouest (Nord-Ouest HT02) sont les deux zones les plus concernées par l’insécurité alimentaire aiguë, c'est-à-dire qui se trouvant en phase 4 de l’IPC (Urgence). Dans la phase 3, on retrouve le reste du pays.

Cependant, en plus des zones en urgence, les zones présentant une sévérité majeure, avec 15% de la population estimée en Phase 4 de l’IPC sont le Haut Artibonite (Artibonite HT01), le bas Nord-Ouest (HT01), les zones côtières du Sud (Sud HT08), Sud-Est HT01 et Cité Soleil. Parmi les zones classées en phase de crise, le Nord, le bas Nord-Ouest (Nord-Ouest HT01), le Sud-Est HT01 et Cité Soleil comptent le plus de personnes en besoin d’assistance immédiate, avec 50% de la population en phase 3 ou plus de l’IPC, a expliqué la CNSA.

Au niveau de ces zones, 1 personne sur 2 est en crise (Phase 3 de l’iPC). À en croire les informations, les populations sont à peine capables de couvrir leurs besoins alimentaires minimum en recourant à l’épuisement des avoirs relatifs à leurs moyens d’existence.

À cet effet, la CNSA pense que ces zones méritent une attention particulière dans la mesure où les ménages en Phase 4 de l’IPC ont subi une perte extrême de leurs avoirs relatifs aux moyens d’existence. Ceci a-t-elle déclaré, entraînera des déficits de consommation alimentaire importants à court terme et des taux de malnutrition aiguë très élevés.

Plus loin, le rapport a fait savoir que le déclin économique du a l’inflation, la détérioration du taux de change, la réduction des transferts de fonds, les faibles récoltes agricoles dues à une pluviométrie inférieure à la normale, la tempête tropicale Laura et la pandémie de la Covid-19 sont à la base de cette situation sévère dans le pays.

Parlant de pertes agricoles, le rapport a affirmé que les précipitations inférieures à la normale ont globalement affecté la performance de la campagne agricole de printemps. « Ces pertes de récoltes, combinées aux restrictions liées à la pandémie COVID-19 et à l’inflation (hausse d’environ 29% de la valeur du panier alimentaire en juin 2020 en glissement annuel) ont largement affecté le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres et leur capacité à accéder à la nourriture ».

Considérant que de nombreux ménages sont extrêmement sensibles aux chocs (aléas climatiques, hausse des prix, pertes de récoltes…) et sont particulièrement vulnérables à l’insécurité alimentaire aiguë et nutritionnelle, la CNSA a dit que si ces facteurs ne sont pas traités de façon adéquate durant la période de validité de l’analyse, la situation pourrait se dégrader davantage.

Aussi, la Coordination nationale de la sécurité alimentaire presse l’État haïtien à mettre en place des actions urgentes au profit des ménages les plus pauvres et les plus affectés, afin de leur permettre de mieux répondre à leurs besoins alimentaires immédiats et prévenir la mise en place de stratégies néfastes supplémentaires.

Pour finir, il invite les autorités à mieux articuler ses interventions d’urgence et de développement et de repenser ses stratégies d’intervention, afin d’avoir des effets plus durables et structurels sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages.

Peterson Jean Gilles




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