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Budget 2020-2021 : le secteur agricole traité en parents pauvres

Budget 2020-2021 : le secteur agricole traité en parents pauvres



Pour l’exercice 2020-2021, des mesures ambitieuses sont envisagées par le chef du gouvernement. Lors de notre de survol de lecture dans la lettre de cadrage présentée par le Premier ministre Joseph Jouthe, il y a plus de 15 jours, on a pu remarquer que l’accent a été mis sur plusieurs axes notamment, le secteur agricole. Pourtant, le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) qui est chargé de formuler, d’appliquer, d’orienter et de faire respecter la politique économique du gouvernement dans les domaines de l’agriculture et de l’élevage, des ressources naturelles renouvelables et du développement rural est doté seulement d’une enveloppe de 8 milliards 373 millions 546 mille 361 de gourdes.


Si dans les autres pays, les décideurs politiques prennent des mesures pour renforcer le secteur agricole de leur pays face au coronavirus, en accordant une forte somme d’argent au profit de ce secteur, en Haïti, c’est tout différent, car le ministère qui a pour mission de fixer les objectifs du gouvernement en matière de politique agricole et d’élevage a un portefeuille estimé à 8,3 milliards de gourdes.

De ce montant mis à la disposition du ministère de l’Agriculture, 1,9 milliard de gourdes sont destinées au fonctionnement contre 6,4 milliards de gourdes à l’investissement. Cependant, dans le document de budget, on a vu que des institutions comme l’organisme de la vallée de l’Artibonite (ODVA), l’Institut national de réforme agraire, l’Institut national du Café d’Haïti (INCAH) qui s’occupent du secteur agricole, ont seulement des crédits budgétaires pour fonctionner, mais non pour investir. Pourquoi ce choix ? Est-ce un signe de désintérêt pour ce secteur ? Alors que ces institutions appellent à une plus grande mobilisation de ressources et des investissements plus importants pour renforcer l’agriculture nationale dans ce contexte de rareté de produits agricoles étrangers et de menace de famine.

Pourtant, face aux conséquences de la COVID19, le MARNDR aurait besoin de plus de moyens financiers pour investir dans le secteur agricole pour pouvoir le relancer et simultanément valoriser la paysannerie haïtienne pour pouvoir rétablir la souveraineté alimentaire au niveau national tout en mettant Haïti sur la voie du développement durable

En tenant compte de la gravité de la COVID-19, l’État devrait accorder une bonne partie du budget au ministère de l’Agriculture, considérant ce domaine comme l’un des secteurs porteurs permettant de créer de la richesse et diminuer la faim dans le pays.

Pour l’année fiscale 2020-2021, le gouvernement à travers le MARNDR entend continuer à identifier, à développer et à renforcer les filières de production agricole en Haïti. Aussi, il vise à accorder des prêts, à travers le fonds de la Banque Nationale de Développement agricole (BNDA), aux agriculteurs afin de favoriser la croissance du secteur agricole.

De plus, son objectif est d’arriver à améliorer l’accès aux matériels et intrants agricoles en Haïti à travers des programmes d’appui à la mécanisation agricole et des programmes d’acquisition d’intrants et de fertilisant, tout en obtenant des informations actualisées sur le potentiel agricole en Haïti au moyen d’enquêtes sur les capacités productives agricoles sur le territoire national.

Avec le montant de 8,3 milliards de gourdes alloué au ministère de l’Agriculture, le gouvernement compte également renforcer le dispositif de contrôle sanitaire des denrées alimentaires en modernisant les services publics de protection zoophytosanitaire et d’innocuité des aliments ; aménager les nouvelles terres irriguées à travers la construction et la réhabilitation des systèmes d’irrigation et enfin, réduire progressivement le risque de pertes économiques rurales dues aux inondations en renforçant la protection des bassins versants.

Peterson Jean Gilles




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