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L’appréciation de la gourde par rapport au dollar US n’est pas la vraie contrainte de l’avancement du secteur textile

L’appréciation de la gourde par rapport au dollar US n’est pas la vraie contrainte de l’avancement du secteur textile



Au cours de ces derniers jours, les membres de l’association des industries d’Haïti se sont plaints en raison de la baisse du taux de change. Selon ces derniers, l’appréciation de la gourde par rapport au dollar US menace 54 000 employés du secteur textile. Pour plus d’un, la dépréciation du dollar US sur le marché des changes n’est pas le véritable problème du secteur de la sous-traitance.


L’appréciation de la gourde par rapport au dollar US poursuit sa course sur le marché local. En effet, selon le taux de référence de la banque de la République d’Haïti (BRH) pour ce mardi 13 octobre 2020, il vous faut 62,23 gourdes pour un dollar américain. Une situation qui commence à inquiéter les membres du secteur textile. De fait, le président de l’Association des industries d’Haïti (ADIH), Wilhem Lemke avait fait savoir récemment, que plusieurs compagnies évoluant dans ce secteur sont actuellement sur la mauvaise pente. Cette situation est due, selon lui, en raison de l’appréciation de la monnaie locale.

À cet effet, il a laissé croire qu’un dollar en dessous de 100 gourdes ne va pas permettre aux entreprises faisant partie de ce secteur de résister. Pour lui, la faillite sera inévitable pour ces compagnies.

Suite à la déclaration du numéro un de l’ADIH le débat fait rage. Pour certains, l’appréciation de la gourde vis-à-vis du dollar n’est pas le vrai problème du secteur textile. Il importe de souligner qu’en 2010 le dollar s’achetait à 40 gourdes sur le marché des changes. Et, ce secteur n’arrêtait pas de fonctionner.

Pour l’économiste Eddy Labossière, la position des acteurs du secteur textile vise à favoriser une dépréciation exagérée de la monnaie locale par rapport à la devise américaine. Il y’a une bataille pour une dépréciation frauduleuse de la gourde, souligne-t-il. « D’un côté il y a : les banques commerciales qui essayent de créer une rareté artificielle du dollar américain sur le marché de change en fixant à 50 dollars américains le maximum à la vente, le secteur textile veut 105 gourdes =1 USD et le fonds monétaire international (FMI) parle de 100 gourdes = 1 USD », a écrit l’économiste Labossière.

Parallèlement, il dit croire que l’administration en place peut venir en aide aux compagnies de la sous-traitance. « Pour le secteur de la sous-traitance (textile) en dépit de la faible contribution de ce sous-secteur en termes de valeur ajoutée nationale, le Gouvernement peut aussi aider par des incitations fiscales, voir code des investissements », recommande-t-il.

Par ailleurs, il invite le peuple haïtien à rester vigilant. « Avec la nouvelle stratégie de politique monétaire mise en place par la BRH au travers de ses circulaires, la dépréciation de la gourde à court terme est quasi impossible si on respecte le jeu de l’offre et de la demande du dollar américain sur le marché en Haïti ; Sauf une dépréciation frauduleuse de la gourde par nos fossoyeurs, demeure possible à court terme et à moyen terme », a indiqué le numéro un de l’association haïtienne des économistes (AHE).

Plus loin, Eddy Labossière a fait remarquer que l’appréciation de la gourde a fait des gagnants et des perdants. « Quand le taux de change varie, plus spécifiquement quand la gourde s’apprécie, il y a des secteurs qui seront gagnants et d’autres perdants ; on souhaite toujours avoir plus de gagnants que de perdants ; si le bien-être social et collectif des Citoyens augmente, c’est de ça qu’il s’agit au final, on dira que c’est génial ; le Gouvernement dans ce cas doit aider les perdants quand on atteindra l’équilibre 25 gourdes =1 $ », lit-on sur la page Facebook du professeur Eddy Labossière.

Cluford Dubois




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