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La BRH présente l’évolution de l’économie nationale au cours du 4e trimestre de l’exercice fiscal 2019-2020

La BRH présente l’évolution de l’économie nationale au cours du 4e trimestre de l’exercice fiscal 2019-2020



Dans sa note sur la politique monétaire la banque de la République d’Haïti (BRH) a présenté la situation de l’économie nationale au cours du 4e trimestre de l’exercice fiscal 2019-2020. « Au 4e trimestre de l’exercice, la situation des finances publiques est marquée par une hausse simultanée des recettes publiques et des dépenses publiques », lit-on dans cette note.


La BRH vient de rendre publique la dernière note de la politique monétaire pour l’exercice fiscal 2019-2020. Selon cette note, le dernier trimestre de l’exercice 2020 a été caractérisé par une légère reprise de l’activité économique par rapport aux trois trimestres précédents. Cette situation a permis une augmentation des dépenses publiques et des recettes.

En effet, d’après la banque centrale, au 30 septembre 2020, les taxes et impôts collectés par l’État haïtien ont atteint 26 912,82 MG contre 19 345,65 MG le trimestre antérieur, soit une progression de 39,12 %. « Les dépenses fiscales, de leur côté, ont crû par rapport au 3e trimestre de 27,61 % en passant de 34 673,04 MG à 44 246,02 MG », poursuit la BRH.

Selon la note de la BRH, d’octobre 2019 à septembre 2020, les recettes fiscales se sont établies à 87 984,47 MG, soit une réalisation de 98,5 % par rapport aux recettes prévues dans le budget 2019-2020. « Ces recettes fiscales, en hausse de 15,5 % par rapport à l’exercice passé, ont représenté 45,1 % des ressources totales de l’État chiffrées à 194 895,11 MG », peut-on lire. Ces ressources, explique la banque des banques, n’ont pas pu couvrir les décaissements totaux de 201 103,05 MG dont 153 211,7 MG de dépenses budgétaires effectuées par l’État au cours de l’exercice.

Si l’on en croit la note de la politique monétaire de la BRH, l’évolution de la situation des finances publiques s’est traduite par un solde déficitaire du Trésor. Un solde déficitaire, selon la BRH, qui a été financé par les appuis budgétaires externes de 4 618,60 MG, par le produit des bons du Trésor de 21 076 MG et par la BRH pour un montant de 42 867 MG contre un plafond annuel de financement monétaire de 43 905 MG, fixé dans le cadre du pacte de gouvernance économique et financière signé entre le MEF et la Banque Centrale.

« Il convient toutefois de noter que de ces 42 867 MG de financement monétaire, 11 979,72 MG reflètent l’impact négatif de l’appréciation de la gourde par rapport au dollar sur la valeur en gourdes des dépôts en devises du gouvernement central à la BRH », souligne la BRH. Cette baisse de la valeur en gourdes desdits dépôts, d’après la banque centrale, entraîne une augmentation des créances nettes de la Banque Centrale sur l’État.

Toujours dans cette optique, la BRH a précisé que l’augmentation du financement monétaire qui résulte de la baisse des dépôts en dollars exprimés en gourdes n’implique pas en fait une création monétaire.

« S’agissant de l’évolution des prix, la forte dépréciation de la monnaie nationale jusqu’au mois d’août, les ruptures engendrées par la situation sécuritaire dans les circuits de commercialisation et le niveau relativement important du financement monétaire ont contribué à maintenir l’inflation à un niveau élevé », lit-on. En ce sens, selon les données fournies par la BRH, la variation de l’IPC en glissement annuel s’est située au-dessus de 20 % pour l’ensemble des mois de l’exercice, jusqu’à juillet où elle a atteint 25,7 % avec une inflation mensuelle moyenne de 2 % sur cette même période.

Les prix, explique la BRH, ont toutefois commencé à décélérer à partir du mois d’août à la faveur de l’appréciation significative de la gourde. « En effet, le ralentissement du rythme de progression des prix s’est reflété notamment à travers ceux des produits de base », poursuit la note.

Entre les 22 et 29 septembre 2020, selon la BRH, l’Indice des Prix des Produits alimentaires (IPPA) sur le marché local a reculé de 17,66 %, marquant ainsi une troisième semaine consécutive de baisse de l’indice. « De même, les prévisions tablent sur un ralentissement de l’inflation au cours des trois prochains mois. En août et septembre 2020, l’inflation mensuelle devrait s’établir à 1,9 % et 0,8 % respectivement. Ceci devrait porter l’inflation en glissement annuel autour de 25,1 % pour le mois de septembre 2020 », ajoute la BRH.

Cluford Dubois




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