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La vie nocturne perturbée par la montée de l’insécurité, des propriétaires de boites de nuit indignés

La vie nocturne perturbée par la montée de l’insécurité, des propriétaires de boites de nuit indignés



Depuis bien des temps, les actes de criminalité sont devenus monnaie courante dans le pays. Dans les régions et dans la capitale haïtienne, il est très difficile de passer une journée sans enregistrer un cas de violence. Les plus choquants sont les cas de kidnapping pratiqués par les individus armés pour rançonner la population qui, déjà, vit dans des conditions de précarité. Ce fléau touche toutes les couches et tous les secteurs de la vie nationale. La vie nocturne quant à elle, connait des moments sombres en raison de la dégradation des conditions sécuritaires. Le coût de l’insécurité sur les activités nocturnes est considérable, selon des propriétaires des boites de nuit de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.

Pour mieux connaitre l’impact du phénomène de l’insécurité sur la vie nocturne, on a rencontré plusieurs responsables de boites de nuit, de clubs et de restaurants pour recueillir des informations sur leurs activités nocturnes. Ces derniers ont fait savoir que la vie nocturne est vraiment touchée par la montée de l’insécurité, vu que les activités tournent au ralenti.

Dans une boite de nuit qui se situe dans la commune Delmas, le gérant déplore du fait que les autorités du pays refusent de prendre les bonnes décisions pour stopper le problème de sécurité. « À cause des actes d’insécurité, les gens ont peur de fréquenter les espaces le soir. C’est un coup dur pour nous », a fait ressortir ce dernier sous le couvert de l'anonymat, soulignant que le coût de l’insécurité sur la vie nocturne est considérable et difficile à comptabiliser.

Pour un propriétaire d’un restaurant qui se loge dans le parage du Champs de Mars, il a exprimé ses inquiétudes sur l’aspect sécuritaire. Selon lui, l’insécurité qui sévit sur le territoire national entrave le bon fonctionnement de toutes les activités du pays. « La journée comme la nuit, tout le monde vit dans la peur. Les acteurs des activités nocturnes ont tous les problèmes du monde », a lâché ce dernier tout en regrettant cette situation. « Au rythme que l’insécurité augmente, je doute très fort qu’il y ait une reprise à la normale des activités nocturnes, car pour l’instant, l’envie de sortir n’est pas là », a-t-il déclaré.

Plus loin, le propriétaire de la boite nuit a indiqué qu’en temps normal, il avait l’habitude de vendre au moins 10 caisses de prestige dans une soirée sans compter d'autres produits alcoolisés. Pour le moment, il a besoin plusieurs soirées pour écouler cette même quantité, à cause des gens qui ne fréquentent plus son espace. Même au cours de la journée, l’affluence n’est pas au rendez-vous, a-t-il expliqué.

Questionné sur les causes du problème de sécurité, un autre responsable de bar, sans langue de bois, a accusé les hommes politiques qui, selon ses dires, seraient responsables de cette situation. Pour lui, il est difficile de freiner les actes d’insécurité, tant que les armes à feu continuent d’entrer sur le sol haïtien et tant que les hommes politiques continuent d’alimenter les jeunes aux armes à feu. « C’est à cause de la prolifération des armes qui fait que le pays confronte à ce problème de sécurité », a regretté cet homme d’affaires qui plus loin, renchéri pour dire que les citoyens craignent de sortir la nuit de peur d’être victime des actes de kidnapping. Son vœu est de voir que les activités nocturnes reprendront leurs droits un jour.

Tout en montrant leurs préoccupations face à la montée des actes de violence dans le pays, ces derniers unissent leurs voix pour demander au pouvoir en place et à la Police nationale d'Haïti de prendre les bonnes décisions pour stopper les actes de l’insécurité sur tout le territoire national, afin de garantir un climat de paix aux Haïtiens.

Peterson Jean Gilles




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