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Dégradation du cadre macroéconomique

Dégradation du cadre macroéconomique



Si dans sa lettre de cadrage publiée en septembre dernier, le chef du gouvernement, Joseph Jouthe annonçait un ensemble de mesures qui visaient à remettre l’économie sur le sentier de la croissance et du développement, d’une part, et travailler pour améliorer les conditions de vie de la population, de l’autre part, sept mois plus tard, on constate qu’au lieu d’améliorer, la situation économique et le mode de vie de la population haïtienne sont devenus plus inquiétants. L’escalade incessante du taux de change ajouté au problème de sécurité qui prévaut dans le pays a exacerbé la situation du pays.

En dépit de multitudes mesures prises par le pouvoir actuel via la Banque de la République d’Haïti (BRH) pour maintenir le taux de change à la baisse, les résultats escomptés n’ont jamais été atteints. Constat : le taux de change continue de grimper en flèche sur le marché local, alors que les actes de violence font rage à travers toutes les régions du pays. Pour ce lundi 22 mars 2021, le taux affiché par l’organe chargé de mener la politique monétaire, à savoir la BRH, est de 78,81 gourdes. Tandis que, celui pratiqué dans le marché informel est plus de 90 gourdes.

Cette escalade du taux de change qui, depuis des années, est incontrôlable par les autorités centrales, mine le pouvoir d’achat des ménages et même aggrave la vulnérabilité alimentaire. Selon des particuliers, la situation difficile à laquelle fait face le pays est due à cause de l’incapacité des autorités dans la gestion des choses publiques. Des milliers de mesures annoncées pour zéro résultat.

On se le rappelle, en date du 5 mars 2020, lors de l’installation de Michel Patrick Boisvert comme nouveau ministre de l’Économie et des Finances (MEF), il avait affirmé qu’il allait mettre tout en œuvre pour renforcer la nécessaire cohérence qui existe entre la politique budgétaire assurée par le MEF et la politique monétaire dont la gestion incombe à la BRH. Cette cohérence devait conduire vers la maitrise de l’inflation et la stabilité du taux de change, a expliqué le patron du MEF, soulignant qu’il comptait établir des conditions capables de soutenir la stabilisation du cadre macroéconomique sur le court et le moyen terme, promouvoir une croissance forte et faciliter l’accès de la population aux besoins de base.

« Je veux faire d’Haïti une terre propice à l’investissement privé et attractif pour le tourisme ; créer des emplois et les conditions pour l’épanouissement des jeunes », avait relaté Michel Patrick Boisvert. Un an plus tard, tenant compte de l’évolution du taux de change, le niveau de la pauvreté et le niveau de la dégradation du cadre macroéconomique, les propos du grand argentier de la République n’ont pas encore eu d’effets positifs.

Quant au Premier ministre Joseph Jouthe, il a fixé un ensemble d’objectifs dans la lettre de cadrage du budget 2020-2021. Parmi ses mesures ambitieuses annoncées, il entendait mener des actions pour relancer l’économie nationale et répondre aux urgences sociales.

Parlant des urgences sociales, le numéro 1 de la Primature via le« Plan de relance économique post Covid-19 (PREPOC) », voulait travailler pour réduire les inégalités sociales.

Alors, sept mois plus tard, qu’est-ce qui empêche au Premier ministre d’appliquer ce qu’il avait dit dans la lettre de cadrage pour pouvoir changer les choses sur les plans économique, social et sécuritaire ?

Peterson Jean Gilles




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